IFSI · 1RE ANNÉE · MOIS 1
Respirer, maillon
par maillon
L’appareil et le système respiratoire, sans se noyer
Vous êtes au tout début de votre formation. Personne n’attend de vous que vous sachiez déjà tout cela : on part de ce que vous verrez en stage, et on avance pas à pas.
D’après le support de Dr Justine Maurin · Velay académie · 21 septembre 2026
AVANT DE COMMENCER
Dès votre premier stage, vous l’observerez
Tour des constantes du matin : vous comptez la respiration de M. D. en regardant sa poitrine se soulever. L’infirmière pose une petite pince au bout de son doigt.
En stage
« Observer, expliquer, transmettre : au premier stage, c’est déjà soigner. »
AVANT DE COMMENCER
Ce que vous saurez, ce qui peut attendre
Aujourd’hui, vous saurez…
- raconter le trajet de l’O₂ et du CO₂ ;
- expliquer pourquoi l’air entre ;
- dire pourquoi on souffle à l’effort ;
- expliquer ce qu’estime un oxymètre.
Pas besoin de retenir aujourd’hui
- le détail de la respiration cellulaire ;
- les pourcentages et les mmHg ;
- le poids des poumons ;
- tous les mots d’un coup : le glossaire est là.
LE MODÈLE
Une chaîne en cinq maillons
Suivez une molécule d’O₂, étape par étape. Les couleurs gardent le même sens jusqu’à la fin.
« Respirer, c’est livrer de l’O₂ et reprendre du CO₂ : deux gaz, deux directions. »
Astuce
- Ventiler : le diaphragme descend, l’air arrive jusqu’à l’alvéole.
- Échanger : l’O₂ passe dans le sang, le CO₂ passe dans l’air.
- Transporter : le sang chargé part vers les organes, puis revient appauvri.
- Utiliser : la cellule se sert de l’O₂ pour son énergie et rejette du CO₂.
- Réguler : le tronc cérébral donne le rythme et l’ajuste, surtout selon le CO₂.
LE MODÈLE
Une image pour s’en souvenir
La tournée de livraison
Dans l’imageDans le corps
- L’entrepôt qu’on aère→les alvéoles, renouvelées par la ventilation
- Le quai de chargement→la paroi entre l’alvéole et le sang
- Les camionnettes→les globules rouges et leur hémoglobine
- Les clients→les cellules, qui consomment l’O₂
- Les emballages à rapporter→le CO₂
- Le régisseur→les centres respiratoires
Là où l’image s’arrête : personne ne « charge » les gaz : ils passent seuls vers là où ils sont moins présents. Le CO₂ voyage surtout dans le plasma sous forme de bicarbonates, et le régisseur ne décide rien consciemment.
Astuce
LE TRAJET DE L’AIR
L’air suit toujours le même chemin
Nez (ou bouche), pharynx, larynx, trachée, bronches, bronchioles, puis les alvéoles.
Jusqu’aux bronchioles, l’air circule et se prépare. Dans les alvéoles, il s’échange avec le sang.
Astuce

LE TRAJET DE L’AIR
En chemin, l’air passe au vestiaire
« Avant les alvéoles, l’air passe au vestiaire : on le réchauffe, on l’humidifie, on le trie. »
- Réchauffé au contact des parois du nez ;
- humidifié par le mucus ;
- filtré : poils et mucus piègent les poussières.
Plus bas, de minuscules cils font remonter mucus et poussières vers le pharynx, où ils sont avalés.

LE TRAJET DE L’AIR
Au carrefour, l’épiglotte fait l’aiguillage
Dans le pharynx, l’air et les aliments partagent un moment le même couloir.
Quand on avale, l’épiglotte ferme l’entrée des voies aériennes : elle limite la fausse route, le passage d’aliments vers la trachée.
Respirez
FAIRE ENTRER L’AIR
Inspirer, c’est faire de la place
« L’air n’entre pas parce qu’on l’aspire : il entre parce qu’on lui fait de la place. »
Le diaphragme descend, les côtes s’écartent : le thorax s’agrandit, la pression dans les poumons baisse, l’air entre.
Au repos, expirer ne demande presque aucun effort : les muscles se relâchent, les poumons, élastiques, reviennent.
- Inspirer : le diaphragme se contracte et descend, les côtes s’écartent.
- Le thorax s’agrandit, la pression dans les poumons baisse : l’air entre.
- Expirer au repos : les muscles se relâchent, les poumons reviennent, l’air ressort.
FAIRE ENTRER L’AIR
À vous : pourquoi l’air entre-t-il ?
Pendant l’inspiration, qu’est-ce qui fait entrer l’air dans les poumons ?
C’est une idée très répandue, et elle est logique. Mais les poumons n’ont pas de muscle capable de les gonfler : ils suivent le thorax.
C’est l’inverse : une pression plus haute dedans ferait sortir l’air. L’air va de la pression la plus haute vers la plus basse.
Oui. Volume qui augmente, pression qui baisse : l’air entre de lui-même.
Après votre essai : corrigé n° 1 en fin de présentation.

FAIRE ENTRER L’AIR
Comment les poumons suivent-ils le thorax ?
« Le poumon ne se gonfle pas seul : il suit le thorax comme la doublure suit la manche. »
La plèvre a deux feuillets : l’un collé au poumon, l’autre à la paroi. Entre eux, un film de liquide les laisse glisser sans les séparer.
Deux lames de verre mouillées
Dans l’imageDans le corps
- Les deux lames→les deux feuillets de la plèvre
- La goutte d’eau→le liquide pleural
Là où l’image s’arrête : la plèvre est un tissu vivant et souple ; d’autres forces maintiennent aussi le poumon contre la paroi.

FAIRE ENTRER L’AIR
12 à 20 cycles par minute : un repère
1 cycle = 1 inspiration + 1 expiration
Le support indique 12 à 20 cycles par minute chez l’adulte au repos, comme le Manuel MSD ; d’autres ouvrages donnent 12 à 18. C’est la fréquence respiratoire.
En stage
FAIRE ENTRER L’AIR
Pause : ce que vous savez déjà
Deux gaz
L’O₂ entre, le CO₂ sort : deux directions.Cinq maillons
Ventiler, échanger, transporter, utiliser, réguler.Un chemin
L’air est préparé avant d’arriver aux alvéoles.Un moteur
Le diaphragme fait de la place : l’air entre.
Astuce
PASSER DANS LE SANG
Dans l’alvéole, deux gaz se croisent
Autour de chaque alvéole, de tout petits vaisseaux, les capillaires. Entre l’air et le sang : deux couches de cellules, environ un millième de millimètre.
« Un gaz ne choisit pas son chemin : il va de là où il abonde vers là où il manque. »
- Le sang arrive des organes, pauvre en O₂, tout contre l’alvéole remplie d’air.
- L’O₂ traverse la paroi très fine et passe dans le sang.
- Le CO₂ fait le chemin inverse ; le sang repart riche en O₂.
PASSER DANS LE SANG
Pourquoi chaque gaz va dans le bon sens
Un gaz passe de là où sa pression partielle est élevée vers là où elle est basse, sans que personne ne le pousse.
Petite histoire : la sortie du concert
La salle est bondée, le hall presque vide. On ouvre les portes : les gens passent vers le hall sans qu’on les pousse. Si des navettes vident sans cesse le hall, le flux ne s’arrête jamais. La salle, c’est l’alvéole ; le hall, le sang ; les navettes, la circulation.
Limite : les molécules ne « veulent » rien : elles bougent au hasard, et la différence crée un passage net.

PASSER DANS LE SANG
Le piège de l’artère pulmonaire
Le cœur droit envoie aux poumons le sang revenu des organes par l’artère pulmonaire. Il est encore pauvre en O₂ : il se recharge au contact des alvéoles.
« L’artère s’éloigne du cœur, la veine y retourne : la couleur du sang n’y change rien. »
L’artère pulmonaire transporte un sang…
Oui. Le cœur droit envoie vers les poumons le sang revenu des organes : c’est la circulation pulmonaire.
C’est le piège le plus fréquent, et il est logique : on associe souvent artère et sang rouge. Mais une artère se définit par le fait qu’elle part du cœur.
Le sang qui revient des organes garde encore de l’O₂, une réserve, et transporte du CO₂.
Après votre essai : corrigé n° 2 en fin de présentation.
PASSER DANS LE SANG
L’hémoglobine prend, puis elle rend
Presque tout l’O₂ du sang voyage fixé à l’hémoglobine des globules rouges : jusqu’à quatre molécules par hémoglobine.
Petite histoire : le bus du matin
À la gare, une foule attend : le bus se remplit. À chaque arrêt, une partie des passagers descend, davantage au lycée les jours d’examen. Le bus repart encore bien rempli : une réserve. La gare, ce sont les poumons ; les arrêts, les tissus ; le bus, l’hémoglobine.
Limite : les passagers choisissent ; l’O₂, lui, se détache d’autant plus que les tissus en manquent.

PASSER DANS LE SANG
Ce qu’estime la pince au bout du doigt
L’oxymètre de pouls éclaire le doigt et estime la SpO₂ : un pourcentage, la part de l’hémoglobine chargée en O₂. Ce n’est pas la PaO₂, une pression mesurée par les gaz du sang.
Une estimation
Votre rôle : relever le chiffre, regarder la personne, transmettre.
QUI RÈGLE LE RYTHME ?
Vous respirez même en dormant
Des centres du bulbe rachidien, à la base du cerveau, envoient en rythme des messages nerveux au diaphragme et aux muscles entre les côtes.
On peut modifier sa respiration pour parler ou chanter, mais la commande automatique continue.
« Le tronc cérébral donne le rythme ; le CO₂ en règle surtout l’intensité. »

QUI RÈGLE LE RYTHME ?
Pourquoi retenir son souffle devient difficile
Petite histoire : Inès à la piscine
Inès fait un concours de longueur sous l’eau avec son petit frère. Au bout de quelques dizaines de secondes, l’envie de respirer devient impossible à ignorer. Ce qui la fait remonter, c’est surtout le CO₂ produit par ses cellules, qui n’est plus expiré et s’accumule : ses centres respiratoires réclament de l’air.
Limite : l’O₂ baisse aussi, mais ce n’est pas le signal principal. Et l’apnée sous l’eau n’est pas un exercice pour vérifier cette idée.
Des capteurs chimiques, les chémorécepteurs, détectent le changement du CO₂. Les centres respiratoires renforcent alors la commande des muscles : diaphragme et intercostaux.
L’O₂ n’intervient nettement que lorsqu’il baisse beaucoup : c’est un signal de secours.

QUI RÈGLE LE RYTHME ?
La boucle du CO₂, en cinq temps
Pendant l’apnée d’Inès, qui fait quoi ?
Deux rôles sont mélangés : ce sont des capteurs, les chémorécepteurs, qui détectent ; les centres commandent. Et les poumons n’ont pas de muscle capable de les gonfler.
Oui. Les chémorécepteurs repèrent la hausse du CO₂, les centres renforcent la commande du diaphragme et des intercostaux, et le CO₂ est expiré dès qu’elle respire.
En apnée, le signal principal n’est pas un manque d’O₂ dans les jambes : c’est le CO₂ qui s’accumule dans le sang.
Après votre essai : corrigé n° 3 en fin de présentation.
QUI RÈGLE LE RYTHME ?
À l’effort, la ventilation suit le CO₂ produit
Une observation : la respiration s’accélère dès les premières marches, avant que le CO₂ du sang ait eu le temps de monter. Il reste d’ailleurs presque stable pendant tout l’effort.
Le cerveau qui commande les jambes et les capteurs des muscles et des articulations stimulent aussi les centres respiratoires. La ventilation augmente dès le départ et évacue le CO₂ produit au fur et à mesure.
QUI RÈGLE LE RYTHME ?
À vous : retrouver le signal de départ
Vous montez un escalier. Qu’est-ce qui accélère votre respiration dès les premières marches ?
C’est l’idée logique, mais le CO₂ du sang reste presque stable à l’effort : la ventilation augmente assez pour l’évacuer au fur et à mesure.
Les poumons n’ont pas de muscle capable de les gonfler : ce sont le diaphragme et les intercostaux qui travaillent, sur ordre des centres.
Oui. Le cerveau qui commande les jambes et les capteurs des muscles en mouvement stimulent les centres respiratoires : la ventilation suit la production de CO₂ et l’évacue. La boucle du CO₂ se voit le mieux quand on retient son souffle.
Après votre essai : corrigé n° 4 en fin de présentation.
QUI RÈGLE LE RYTHME ?
Pause : vous avez déjà fait beaucoup
Le sens des gaz
Chacun va de là où il abonde vers là où il manque.Le piège
L’artère pulmonaire transporte du sang pauvre en O₂.Le transporteur
L’hémoglobine charge l’O₂ aux poumons et le rend aux tissus.Le rythme
Le tronc cérébral le donne ; le CO₂ en règle surtout l’intensité.
Les chiffres
IDÉES REÇUES ET SITUATIONS
Vrai ou faux ? Retournez les cartes
Touchez une carte pour la retourner.
IDÉES REÇUES ET SITUATIONS
Mme A. revient essoufflée de la salle de bains
Situation fictive. Mme A., 68 ans, respire vite en se rasseyant et vous demande si c’est normal. Quelques minutes plus tard, cela se calme.
Que se passe-t-il ? Que regardez-vous ? Que lui dites-vous ? Indice : la diapositive sur l’effort.
- Relier : dès les premiers pas, la commande nerveuse du mouvement a accéléré la ventilation, qui a suivi le CO₂ produit par les muscles.
- Observer : la fréquence, l’aspect de la personne, surtout le retour au calme.
- Expliquer : « Quand on bouge, les muscles ont besoin de plus d’oxygène ; le corps accélère la respiration pour suivre. »
- Transmettre : si cela ne se calme pas au repos ou vous inquiète, vous le signalez à l’infirmier ou l’infirmière qui vous encadre.
Après votre essai : corrigé n° 5 en fin de présentation.
IDÉES REÇUES ET SITUATIONS
M. B. tousse en buvant son verre
Situation fictive. Vous aidez M. B., 82 ans, pendant son repas. En buvant, il se met à tousser.
Quelle explication relie le mieux cette toux au cours ?
Oui, c’est ce que le support appelle une fausse route. Vous le signalez à l’équipe, qui évalue la suite du repas.
L’œsophage mène à l’estomac ; une toux en buvant évoque plutôt un aiguillage raté au carrefour.
Pour atteindre les bronches, l’eau devrait passer par le larynx et la trachée : c’est justement la fausse route.
Après votre essai : corrigé n° 6 en fin de présentation.

POUR FINIR
Expliquez-le à un proche
- Qu’est-ce qui s’accumule quand l’air ne sort plus ?
- Qui le détecte, et qui commande ?
- Quels muscles font entrer l’air ?
Le CO₂ produit par les cellules n’est plus expiré : il s’accumule dans le sang. Des chémorécepteurs le détectent, et les centres du tronc cérébral commandent de plus en plus fort le diaphragme et les intercostaux, jusqu’à ce qu’on reprenne de l’air.
Après votre essai : corrigé n° 7 en fin de présentation.
« Expliquer sans aide permet de repérer ce qui tient et ce qu’il faut reprendre. »
Respirez
POUR FINIR
Si vous ne retenez qu’une chose
Deux gaz voyagent en sens inverse le long d’une chaîne en cinq maillons ; le tronc cérébral donne le rythme, le CO₂ en règle surtout l’intensité.
Le reste, noms, chiffres et nuances, viendra avec le cours et les stages.
POUR FINIR
Pour continuer, à votre rythme
Le cours reprend chaque notion, du parcours de 5 minutes au cours complet. L’auto-évaluation vous dit où vous en êtes ; l’atelier vous entraîne à retrouver et expliquer.
Parcours 5 minParcours 10 minParcours 20 minParcours 30 minCours completOù en suis-je ?Atelier de rappelLivret PDF du coursLe système cardiovasculaire
GLOSSAIRE
Les mots de cette présentation (1/3)
- alvéole
- Minuscule sac d’air au bout des voies aériennes, entouré de capillaires : c’est là que se font les échanges gazeux.
- bicarbonates
- Forme principale de transport du CO₂ dans le sang (HCO₃⁻), liée à l’équilibre acide-base.
- bulbe rachidien
- Partie basse du tronc cérébral où se trouvent les principaux centres respiratoires.
- capillaire
- Vaisseau sanguin très fin, à paroi mince, où se font les échanges avec les alvéoles ou les tissus.
- chémorécepteurs
- Capteurs sensibles à la composition chimique du sang : centraux (bulbe, CO₂ et pH) et périphériques (corps carotidiens et aortiques, baisse importante d’O₂).
- circulation pulmonaire
- « Petite circulation » : du cœur droit aux poumons par l’artère pulmonaire, puis retour au cœur gauche par les veines pulmonaires.
- diaphragme
- Muscle en forme de dôme situé sous les poumons ; principal muscle de l’inspiration. Il descend en se contractant.
- fausse route
- Passage d’aliments ou de liquide vers le larynx et la trachée au lieu de l’œsophage.
Définitions reprises du glossaire du cours.
GLOSSAIRE
Les mots de cette présentation (2/3)
- fréquence respiratoire
- Nombre de cycles inspiration–expiration par minute. Repère du support chez l’adulte au repos : 12 à 20.
- hémoglobine
- Protéine des hématies qui fixe de façon réversible jusqu’à quatre molécules d’O₂.
- mucus
- Sécrétion visqueuse qui tapisse les voies aériennes, humidifie l’air et piège les poussières.
- oxymètre de pouls
- Appareil, souvent en forme de pince de doigt, qui estime par la lumière la saturation de l’hémoglobine en O₂.
- PaO₂
- Pression partielle d’O₂ dans le sang artériel, mesurée par les gaz du sang. Repère du support chez l’adulte : 80 à 100 mmHg.
- pharynx
- Conduit situé derrière le nez et la bouche, emprunté à la fois par l’air et par les aliments.
- plèvre
- Membrane à deux feuillets, viscéral et pariétal, qui enveloppe chaque poumon et le relie à la paroi du thorax.
- pression partielle
- Part de la pression totale d’un mélange due à un seul gaz ; elle indique « à quel point » ce gaz est présent.
Définitions reprises du glossaire du cours.
GLOSSAIRE
Les mots de cette présentation (3/3)
- SpO₂
- Saturation pulsée en oxygène : estimation, par l’oxymètre, de la part d’hémoglobine chargée en O₂, en pourcentage.
- épiglotte
- Languette qui ferme l’entrée des voies aériennes pendant la déglutition et limite les fausses routes.
Définitions reprises du glossaire du cours.
APRÈS VOTRE ESSAI
Corrigés (1/3)
n° 1 · Pendant l’inspiration, qu’est-ce qui fait entrer l’air dans les poumons ?
C. Le thorax s’agrandit : la pression y devient plus basse que dehors.
Oui. Volume qui augmente, pression qui baisse : l’air entre de lui-même.
n° 2 · L’artère pulmonaire transporte un sang…
A. pauvre en O₂, qui va se recharger dans les poumons.
Oui. Le cœur droit envoie vers les poumons le sang revenu des organes : c’est la circulation pulmonaire.
n° 3 · Pendant l’apnée d’Inès, qui fait quoi ?
B. Des capteurs repèrent le CO₂ ; les centres commandent plus fort le diaphragme.
Oui. Les chémorécepteurs repèrent la hausse du CO₂, les centres renforcent la commande du diaphragme et des intercostaux, et le CO₂ est expiré dès qu’elle respire.
APRÈS VOTRE ESSAI
Corrigés (2/3)
n° 4 · Vous montez un escalier. Qu’est-ce qui accélère votre respiration dès les premières marches ?
C. La commande nerveuse du mouvement, qui stimule aussi les centres.
Oui. Le cerveau qui commande les jambes et les capteurs des muscles en mouvement stimulent les centres respiratoires : la ventilation suit la production de CO₂ et l’évacue. La boucle du CO₂ se voit le mieux quand on retient son souffle.
n° 5 · Voir un raisonnement possible
- Relier : dès les premiers pas, la commande nerveuse du mouvement a accéléré la ventilation, qui a suivi le CO₂ produit par les muscles.
- Observer : la fréquence, l’aspect de la personne, surtout le retour au calme.
- Expliquer : « Quand on bouge, les muscles ont besoin de plus d’oxygène ; le corps accélère la respiration pour suivre. »
- Transmettre : si cela ne se calme pas au repos ou vous inquiète, vous le signalez à l’infirmier ou l’infirmière qui vous encadre.
n° 6 · Quelle explication relie le mieux cette toux au cours ?
A. L’eau a pu partir vers le larynx : l’épiglotte n’a peut-être pas suffi.
Oui, c’est ce que le support appelle une fausse route. Vous le signalez à l’équipe, qui évalue la suite du repas.
APRÈS VOTRE ESSAI
Corrigés (3/3)
n° 7 · Expliquer avec vos mots
- Qu’est-ce qui s’accumule quand l’air ne sort plus ?
- Qui le détecte, et qui commande ?
- Quels muscles font entrer l’air ?
Le CO₂ produit par les cellules n’est plus expiré : il s’accumule dans le sang. Des chémorécepteurs le détectent, et les centres du tronc cérébral commandent de plus en plus fort le diaphragme et les intercostaux, jusqu’à ce qu’on reprenne de l’air.
D’OÙ VIENT CE CONTENU
Sources et crédits
Cette présentation pédagogique a été construite à partir du support Biologie fondamentale : appareil et système respiratoire · Dr Justine Maurin · Velay académie · 21 septembre 2026. Les pages citées renvoient au document original.
Consulter le PDF original ↗ · Ouvrir le cours complet
Vérifications externes utilisées ici :
- CEMIR · PaO₂ et PaCO₂ (chapitre 20) — Collège des enseignants de médecine intensive-réanimation, section I « Définition de l’hypoxémie » : PaO₂ normale 80 à 100 mmHg ; hypoxémie sous 80 mmHg, dépistée par la SpO₂ et mesurée par les gaz du sang artériels ; une PaO₂ s’interprète toujours en fonction de la FiO₂, l’oxygène inspiré.
- Manuel MSD grand public · Contrôle de la respiration — Révision mai 2025 : régulation automatique selon les besoins métaboliques ; centres bulbaires sensibles au CO₂ et pH.
- Manuel MSD grand public · Échanges d’oxygène et de dioxyde de carbone — Révision juillet 2025 : barrière air-sang d’environ 1 micron ; sang appauvri en O₂ revenant au cœur droit puis envoyé aux poumons ; ventilation, diffusion et perfusion.
- Manuel MSD professionnel · Mesure des échanges gazeux — Révision avril 2026, section Oxymétrie de pouls : SpO₂ estimée par absorption de la lumière (pince de doigt), corrélée à 2–5 % près à la SaO₂ entre 70 et 100 % ; moins fiable avec vernis, peau très pigmentée, troubles du rythme, hypotension, vasoconstriction ou carboxyhémoglobine.
- Manuel MSD grand public · Contrôle de la respiration et mécanique ventilatoire — Régulation automatique de la respiration par les centres respiratoires du tronc cérébral et action du diaphragme.
D’OÙ VIENT CE CONTENU
Sources et crédits (suite)
Vérifications externes utilisées ici :
- Manuel MSD grand public · Échanges d’oxygène et de dioxyde de carbone — Diffusion passive des gaz selon le gradient de pression partielle entre l’air alvéolaire et les capillaires sanguins.
- Manuel MSD grand public · Présentation et structure des poumons — Anatomie pulmonaire lobaire, alvéoles et membrane d’échange air-sang entourée par la plèvre viscérale et pariétale.
- Manuel MSD professionnel · Insuffisance respiratoire hypoxémique aiguë et détresse respiratoire — Hypoxémie sévère, altérations du rapport ventilation-perfusion et manifestations cliniques de détresse respiratoire.
- Manuel MSD grand public · Présentation du système respiratoire et anatomie des voies aériennes — Organisation des voies respiratoires hautes et basses, filtration muqueuse, réchauffement de l’air et arbre trachéobronchique.
- Manuel MSD grand public · Échanges gazeux et transport de l’oxygène — Transport de l’oxygène fixé à l’hémoglobine et élimination du CO₂ dissous et sous forme de bicarbonates plasmatiques.