ENTRAÎNER LE RAPPEL ET LE TRANSFERT
Faire travailler ce qui reste
Choisissez une compétence et répondez avant d’ouvrir l’aide ou la correction. Comparez ensuite votre réponse aux critères observables ; si un lien manque, revenez au passage du cours, refermez-le et réexpliquez. Terminez par la question de transfert. Ces entraînements s’ajoutent au temps de lecture annoncé ; une réponse réussie une fois ne prouve pas une maîtrise durable. Les situations sont des ajouts pédagogiques reliés aux sources.
Répartir la lecture, puis revenir sans le cours
| Séance | Lecture proposée | Après la lecture, temps supplémentaire |
|---|
| 1 · environ 14 min | Poser le modèle et compter le carburant : colis, trois rôles, kilocalories, glucides, index glycémique, lipides. | Refermer le cours, redessiner les trois rôles et l’eau, puis refaire le calcul des dix grammes d’huile et de sucre. |
|---|
| 2 · environ 13 min | Matériaux, réglages et eau : protéines, fer et calcium, vitamines, minéraux, bilan de l’eau et soif. | Reprendre une question de la séance 1, puis expliquer à voix haute pourquoi la soif arrive tard chez la personne âgée. |
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| 3 · environ 18 min | Besoins, état nutritionnel et situations : repères de répartition, étiquette, IMC, dénutrition HAS, bilan, cas. | Calculer l’IMC de M. K. sans le cours, puis dérouler les critères HAS sur Mme R. de mémoire. |
|---|
Ces durées sont des repères approximatifs pour la lecture, pas des objectifs de vitesse. Répartissez les séances sur des jours différents si possible. Ajoutez le temps des entraînements et des retours aux sources selon vos besoins.
Du raisonnement montré au raisonnement autonome
Travaillez les trois situations dans cet ordre. L’exemple montre la démarche ; la deuxième situation donne un indice ; la dernière vous laisse construire votre réponse. Ce sont des exercices de compréhension, pas des consignes de soin : le diagnostic appartient à l’équipe.
1 · Observer une démarche complète
Exemple commenté — Mme R., 82 ans : 1,60 m, 52 kg (58 kg il y a six mois), mange environ la moitié de ses plateaux depuis trois semaines, albuminémie 32 g/L.
- Je calcule l’IMC : 52 ÷ (1,60 × 1,60) = 20,3 kg/m². À 82 ans, le seuil HAS est 22 : critère phénotypique présent.
- Je calcule la perte de poids : 58 − 52 = 6 kg, soit 6 ÷ 58 = 10,3 % en six mois : un second critère phénotypique. Un seul aurait suffi.
- Je cherche une cause : apports réduits depuis plus de deux semaines : critère étiologique présent.
- Phénotype + cause : l’équipe peut conclure à une dénutrition. Ce n’est pas moi qui pose le diagnostic ; ce sont mes observations qui le permettent.
- Je gradue ensuite, avec l’équipe : IMC entre 20 et 22, perte entre 10 et 15 %, albuminémie 32 g/L au-dessus de 30 : dénutrition modérée.
Support original : p. 29, p. 28 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
2 · Reprendre la démarche avec une aide disponible
À vous, avec un indice — M. V., 66 ans : 1,70 m, 56 kg (63 kg il y a six mois), mange moitié moins depuis trois semaines après une opération.
Appliquez la même démarche : IMC, perte de poids, cause, conclusion possible. Attention à l’âge.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
3 · Construire la démarche sans étapes fournies
À vous, sans étapes fournies — Un camarade affirme : « Son albumine est à 33 g/L, donc elle est dénutrie. »
Construisez une correction bienveillante : que faut-il pour poser le diagnostic, et à quoi sert l’albuminémie ?
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Douze essais, puis douze variations
Choisissez les compétences déjà rencontrées dans votre parcours. Ne cherchez pas à tout remplir d’un coup. Une réponse de deux ou trois phrases suffit si elle explique la relation demandée. Pour chaque variation, essayez à nouveau sans lire le corrigé.
1. Raconter les trois rôles des nutriments, et l’eau
Après le parcours 5 min
Essai 1.1
Sans regarder le cours, nommez les trois rôles des nutriments avec un exemple pour chacun, puis dites où se place l’eau.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Un repas apporte des glucides, des protéines, de la vitamine C, du calcium et de l’eau. Classez ces apports selon les rôles du modèle.
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Essai 1.2
Expliquez à un camarade la différence entre un aliment et un nutriment, avec l’exemple d’une pomme.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : On vous indique qu’un yaourt apporte de l’eau, des protéines et du calcium. Quel est l’aliment, et quels sont les nutriments cités ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
2. Compter et comparer le carburant
Après le parcours 10 min
Essai 2.1
Expliquez pourquoi dix grammes d’huile apportent plus d’énergie que dix grammes de sucre, avec les chiffres du cours.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Un verre standard d’alcool en contient 10 g. Avec le coefficient du support, quelle énergie cela représente-t-il ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Essai 2.2
Une patiente demande pourquoi on lui conseille des lentilles plutôt que du pain blanc, alors que « ce sont des glucides dans les deux cas ». Expliquez avec l’index glycémique.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Elle demande si des pâtes très cuites et des pâtes al dente reviennent au même.
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
3. Relier les matériaux à leurs signes de manque
Après le parcours 10 min
Essai 3.1
Citez les rôles des protéines donnés par le support, et dites pourquoi une personne qui mange très peu perd du muscle.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Pourquoi une plaie cicatrise-t-elle moins bien chez une personne dénutrie ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Essai 3.2
Expliquez à un camarade le lien entre le fer, l’hémoglobine et une hémoglobine basse sur un bilan.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Quels autres nutriments du cours sont liés à la fabrication des globules rouges ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
4. Expliquer l’eau, les pertes et la soif
Après le parcours 20 min
Essai 4.1
Expliquez pourquoi, en stage, on propose à boire à une personne âgée sans attendre qu’elle ait soif.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Quels signes vous feraient penser qu’une déshydratation s’installe ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Essai 4.2
Décrivez par où le corps perd de l’eau chaque jour, et ce qui change en cas de fièvre ou de forte chaleur.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Pourquoi dit-on que l’eau a aussi un rôle thermique ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
5. Lire un état nutritionnel
Après le parcours 30 min
Essai 5.1
Mme R. mesure 1,60 m et pèse 52 kg. Calculez son IMC en écrivant chaque étape, puis dites ce que ce chiffre ne dit pas.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : M. K. mesure 1,75 m et pèse 88 kg. Calculez et situez son IMC.
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Essai 5.2
Expliquez pourquoi une albuminémie basse ne suffit pas à dire qu’une personne est dénutrie, et à quoi elle sert alors.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Une personne en surpoids peut-elle être dénutrie ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
6. Observer un repas, appliquer une conduite, transmettre
Après le parcours 20 min
Essai 6.1
Le plateau de Mme R. revient presque plein pour la deuxième fois. Que faites-vous, dans l’ordre, avant de transmettre ?
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Elle vous dit que la viande est trop dure pour son dentier. Qu’est-ce que cela change ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Essai 6.2
Le support dit : « en cas de malaise hypoglycémique, donner du sucre ». Précisez les conditions que le cours ajoute.
Avant la correction, je me sens : □ peu sûr · □ assez sûr · □ très sûr. Aide utilisée : □ oui □ non.
Changer de situation, cours refermé : Quels signes du cours vous font penser à une hypoglycémie chez une personne diabétique ?
Si je bloque : indice facultatif en annexe. Après mon essai : correction et critères.
Terminer la boucle d’explication
Le lien précis qui manquait à ma première réponse :
Le passage du cours ou du PDF que j’ai retrouvé :
Ma nouvelle explication, après avoir refermé la source :
Mon carnet de reprises
Après la correction, notez un constat : « aide nécessaire », « critère à reprendre » ou « expliqué sans aide ». Ce sont vos auto-évaluations pour organiser le prochain essai ; elles ne certifient pas une maîtrise. Revenez par exemple le lendemain, puis quelques jours plus tard, et adaptez ces dates aux difficultés rencontrées.
| Compétence | Date de l’essai | Constat et point à reprendre | Prochains essais (dates) |
|---|
| Raconter les trois rôles des nutriments, et l’eau | … / … | | … / … … / … |
|---|
| Compter et comparer le carburant | … / … | | … / … … / … |
|---|
| Relier les matériaux à leurs signes de manque | … / … | | … / … … / … |
|---|
| Expliquer l’eau, les pertes et la soif | … / … | | … / … … / … |
|---|
| Lire un état nutritionnel | … / … | | … / … … / … |
|---|
| Observer un repas, appliquer une conduite, transmettre | … / … | | … / … … / … |
|---|
Au retour, commencez par répondre sans relire. Conservez l’écart entre votre confiance et les critères observés : il indique quoi retravailler, pas votre valeur comme étudiant.
AUTO-ÉVALUATION
Où en suis-je vraiment ?
Répondez après le parcours choisi. Chaque question indique les passages à connaître ; revenez-y si une notion manque. La correction propose un point à reprendre, puis une nouvelle tentative. Exactitude, aide utilisée et confiance sont des informations différentes ; une réponse isolée ne prouve pas une maîtrise durable.
Pour chaque question, cochez d’abord votre réponse, puis votre niveau de confiance. Consultez ensuite le corrigé : une réponse fausse donnée avec certitude signale l’idée à reprendre en priorité.
Question 1 · Appliquer une définition · dès le parcours 5 min
On vous indique qu’un verre de lait apporte notamment de l’eau, des protéines et du calcium. Comment distinguer aliment et nutriments ?
Une seule réponse exacte.
- □ Le lait est l’aliment ; l’eau, les protéines et le calcium font partie de ses nutriments.
- □ Le lait est un nutriment ; ses différents constituants sont les aliments.
- □ Le lait et chacun de ses constituants sont des aliments au même niveau.
- □ Le lait et ses constituants sont tous des nutriments puisqu’ils nourrissent.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 1
Question 2 · Trouver le rôle · dès le parcours 5 min
Sur un plateau, cochez les apports qui jouent surtout un rôle de matériaux.
Plusieurs réponses possibles.
- □ Les protéines du poisson.
- □ Les glucides du riz.
- □ Le calcium du fromage.
- □ La vitamine C de l’orange.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 2
Question 3 · Expliquer un choix · dès le parcours 5 min
Pourquoi le cours range-t-il l’eau à part des trois rôles ?
Une seule réponse exacte.
- □ Parce qu’elle apporte de l’énergie sans être un macronutriment.
- □ Parce qu’elle est le milieu de toutes les réactions et le transport des autres nutriments.
- □ Parce qu’elle construit à elle seule les protéines nécessaires aux tissus.
- □ Parce qu’elle est un réglage utilisé en très petite quantité comme une vitamine.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 3
Question 4 · Combiner deux données · dès le parcours 10 min
Une portion contient 20 g de glucides et 10 g de lipides. Quelle part apporte le plus d’énergie ?
Une seule réponse exacte.
- □ Les glucides : 20 g, c’est le double de 10 g, donc le double d’énergie.
- □ Les deux exactement autant : avec 4 et 9 kcal, les poids différents se compensent.
- □ Les lipides : 10 × 9 = 90 kcal, contre 20 × 4 = 80 kcal pour les glucides.
- □ Impossible à dire sans connaître la teneur en vitamines de la portion.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 4
Question 5 · Repérer le raisonnement faux · dès le parcours 10 min
Un camarade dit : « Ce jus est plein de vitamines, il va me donner de l’énergie. » Que corrigez-vous ?
Une seule réponse exacte.
- □ Rien : les vitamines sont des micronutriments, donc de petites sources d’énergie.
- □ Les vitamines donnent de l’énergie, mais seulement les liposolubles stockées dans les graisses.
- □ Le jus n’apporte aucune énergie, puisque c’est un liquide et non un aliment solide.
- □ L’énergie vient des sucres du jus ; les vitamines, elles, permettent sans nourrir.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 5
Question 6 · Expliquer un mécanisme · dès le parcours 10 min
Après trois semaines à manger la moitié de ses plateaux, M. L. a perdu du muscle. Quelle explication utilise le cours ?
Une seule réponse exacte.
- □ Faute d’apports, le corps a puisé dans ses muscles ses acides aminés et de l’énergie.
- □ Le muscle fond parce que les vitamines liposolubles ne sont plus stockées dans les graisses.
- □ Le muscle fond parce qu’il ne reçoit plus assez d’eau pour y transporter ses matériaux.
- □ Le muscle ne fond pas : quand on mange peu, seule la graisse de réserve diminue.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 6
Question 7 · Prédire un effet · dès le parcours 20 min
Deux assiettes de pâtes, même quantité : l’une très cuite, l’autre al dente. D’après les facteurs de l’IG, que prévoyez-vous ?
Une seule réponse exacte.
- □ La même montée de glycémie : la quantité de glucides est identique.
- □ Les pâtes très cuites font monter la glycémie plus vite : une cuisson prolongée augmente l’IG.
- □ Les pâtes al dente font monter la glycémie plus vite, parce qu’elles sont plus dures et plus longues à digérer.
- □ Aucune des deux ne fait monter la glycémie, puisque l’amidon n’est pas un sucre.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 7
Question 8 · Situation nouvelle · dès le parcours 20 min
Une personne diabétique fait un malaise ; elle ne répond pas et ne peut pas avaler. Qu’appliquez-vous du cours ?
Une seule réponse exacte.
- □ Du sucre en poudre sous la langue, qui passe dans le sang sans avoir à avaler.
- □ Un verre d’eau sucrée en petites gorgées, doucement, le temps qu’elle revienne à elle.
- □ Rien par la bouche : j’alerte immédiatement, et l’équipe applique le protocole.
- □ J’attends qu’elle reprenne conscience, puis je lui donne du sucre comme le support l’indique.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 8
Question 9 · Appliquer une définition · dès le parcours 30 min
Dans « acides gras essentiels », que signifie « essentiel » ?
Une seule réponse exacte.
- □ Très importants pour la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.
- □ Présents dans tous les aliments gras, sans exception.
- □ Indispensables en grande quantité, chaque jour.
- □ Que le corps ne sait pas fabriquer : il faut les manger.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 9
Question 10 · Combiner deux données · dès le parcours 20 min
Une patiente ne mange ni viande ni poisson. Une hémoglobine basse est signalée. Que fait le cours de ces deux informations ?
Une seule réponse exacte.
- □ Fer et B12 servent aux globules rouges ; je transmets, l’équipe cherche la cause.
- □ Elle manque forcément de fer : je lui conseille de prendre des compléments dès maintenant.
- □ Aucun lien possible : l’hémoglobine dépend du calcium et de la vitamine D.
- □ Elle manque d’eau : c’est l’eau qui transporte l’oxygène dans le sang.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 10
Question 11 · Expliquer un mécanisme · dès le parcours 30 min
Pourquoi manger du calcium ne suffit-il pas toujours pour construire l’os ?
Une seule réponse exacte.
- □ Parce que le calcium doit d’abord être transformé en protéines par le foie.
- □ Parce que la vitamine D règle l’absorption et l’utilisation du calcium.
- □ Parce que l’os n’est fait que de phosphore, et pas du tout de calcium.
- □ Parce que le calcium est un oligoélément, absorbé en quantité trop faible.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 11
Question 12 · Calculer · dès le parcours 20 min
Mme P. mesure 1,50 m et pèse 45 kg. Son IMC est proche de…
Une seule réponse exacte.
- □ 15,0
- □ 36,0
- □ 20,0
- □ 30,0
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 12
Question 13 · Situation nouvelle · dès le parcours 20 min
Le plateau de M. D. revient avec la viande intacte, la purée et le dessert mangés. Quelle lecture est la plus utile ?
Une seule réponse exacte.
- □ Conclure qu’il n’a pas faim et noter « n’a rien mangé » dans les transmissions.
- □ Lui faire remarquer qu’il trie, et laisser le plateau jusqu’au prochain repas.
- □ Remplacer la viande par un second dessert, pour compenser l’énergie qui manque à ce repas-là.
- □ Chercher l’obstacle (dents, douleur, texture), noter ce qui a été mangé, et transmettre.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 13
Question 14 · Prédire un effet · dès le parcours 20 min
Mme R. a 39 °C de fièvre depuis hier. Que prévoyez-vous pour ses besoins en eau ?
Une seule réponse exacte.
- □ Ils augmentent : fièvre et sueur accroissent les pertes ; je propose à boire plus souvent.
- □ Ils diminuent : la fièvre ralentit le corps, donc les pertes d’eau.
- □ Ils ne changent pas : les pertes quotidiennes sont fixées à 2,3 litres.
- □ Ils diminuent : la soif disparaît avec la fièvre, donc le besoin d’eau disparaît lui aussi.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 14
Question 15 · Reconnaître · dès le parcours 30 min
Cochez les signes qui, d’après le cours, doivent vous faire penser à une déshydratation.
Plusieurs réponses possibles.
- □ Une bouche sèche et des urines rares et foncées.
- □ Une soif intense, présente chez toute personne âgée déshydratée.
- □ Une confusion nouvelle chez une personne âgée.
- □ Une prise de poids rapide en quelques jours.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 15
Question 16 · Situation nouvelle · dès le parcours 30 min
Vous notez que M. T. a bu un demi-verre dans la journée. Quelle transmission est utile ?
Une seule réponse exacte.
- □ « M. T. va bien : il n’a pas demandé à boire de toute la journée, donc il n’en a pas besoin. »
- □ « Un demi-verre bu aujourd’hui, bouteille pleine ce soir, pas de plainte de soif. »
- □ « M. T. refuse de boire ; j’ai insisté deux fois dans l’après-midi, sans résultat, rien à faire. »
- □ « M. T. est déshydraté : il faut lui poser une perfusion dès ce soir. »
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 16
Question 17 · Combiner deux données · dès le parcours 30 min
Deux personnes ont un IMC de 20,3 : l’une a 45 ans, l’autre 82. Que dit la HAS ?
Une seule réponse exacte.
- □ Dans les deux cas, 20,3 est dans la norme de l’OMS : aucun signe de dénutrition à retenir.
- □ À 45 ans, c’est un critère de dénutrition ; à 82 ans, non.
- □ À 82 ans, cet IMC (sous 22) est un critère ; à 45 ans, non (seuil 18,5).
- □ Un IMC seul suffit à diagnostiquer une dénutrition, à tout âge.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 17
Question 18 · Repérer le raisonnement faux · dès le parcours 30 min
Un camarade dit : « Son albumine est à 33 g/L, donc elle est dénutrie. » Que corrigez-vous ?
Une seule réponse exacte.
- □ Rien : sous 35 g/L, la HAS parle bien de dénutrition, au moins modérée, quel que soit l’âge.
- □ 33 g/L est une valeur normale : elle n’est donc certainement pas dénutrie.
- □ Elle est dénutrie si son albumine passe sous 30 g/L, comme l’écrit le support.
- □ L’albumine ne fait pas le diagnostic ; elle sert à la sévérité une fois celui-ci posé.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 18
Question 19 · Appliquer des critères · dès le parcours 30 min
Mme V., 66 ans, IMC 19,5, a perdu 7 kg (11 %) en six mois et mange moitié moins depuis trois semaines. Cochez ce qui est exact selon la HAS.
Plusieurs réponses possibles.
- □ Son IMC de 19,5 est un critère phénotypique à son âge.
- □ Sa perte de 11 % en six mois est un critère phénotypique.
- □ Ses apports réduits depuis trois semaines sont un critère étiologique.
- □ Sans albuminémie, on ne peut rien conclure.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 19
Question 20 · Lire une étiquette · dès le parcours complet
Une étiquette indique, pour 100 g : glucides 20 g dont sucres 18 g ; lipides 1 g ; protéines 2 g. Que lisez-vous ?
Une seule réponse exacte.
- □ Un aliment surtout sucré : 20 g de glucides, presque tous des sucres simples.
- □ Un aliment surtout gras : ce sont les lipides qui pèsent le plus dans son énergie.
- □ Un aliment riche en protéines, donc des matériaux avant tout.
- □ Un aliment sans énergie, puisqu’il ne contient presque pas de lipides.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 20
Question 21 · Repérer le raisonnement faux · dès le parcours complet
Le support dit « lipides 30 à 35 % », l’Anses « 35 à 40 % ». Comment utiliser ces chiffres ?
Une seule réponse exacte.
- □ En retenant le plus récent et en l’appliquant à chaque repas de chaque patient.
- □ Comme des repères de population qui se recouvrent, pas comme un calcul pour un patient.
- □ En calculant chaque jour la part exacte de lipides du plateau de chaque patient du service.
- □ En ignorant les deux : ce sont des chiffres sans intérêt pour un soignant.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 21
Question 22 · Trouver le rôle · dès le parcours 30 min
Sur le bilan, la kaliémie (potassium) est signalée basse. À quoi le cours vous fait-il relier le potassium ?
Une seule réponse exacte.
- □ À la fabrication des globules rouges, comme le fer.
- □ À la solidité des os et des dents, comme le calcium et le phosphore du support.
- □ À l’équilibre de l’eau et au cœur ; je transmets, l’équipe interprète.
- □ À la coagulation du sang, comme la vitamine K.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 22
Question 23 · Repérer le raisonnement faux · dès le parcours complet
Mme S. demande si tous les aliments contenant des glucides ont le même effet sur la glycémie. Quelle réponse s’appuie sur le cours ?
Une seule réponse exacte.
- □ Oui : seule la quantité de glucides compte, quelle que soit leur préparation.
- □ Non : tous les glucides complexes empêchent la glycémie de monter.
- □ Oui : les vitamines du repas fixent à elles seules la vitesse d’arrivée du glucose.
- □ Non : fibres, cuisson et composition du repas modifient cet effet ; les repères personnels relèvent de l’équipe.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 23
Question 24 · Situation nouvelle · dès le parcours complet
M. B., IMC 31, a perdu 12 % de son poids en six mois à cause d’un cancer, et mange peu. Peut-il être dénutri ?
Une seule réponse exacte.
- □ Oui : perte ≥ 10 % (phénotype) et maladie évolutive (cause) ; l’IMC élevé n’exclut rien.
- □ Non : avec un IMC de 31, il a des réserves, donc il ne peut pas être dénutri.
- □ Non : la dénutrition se définit par un IMC inférieur à 18,5, ce qui n’est pas du tout son cas.
- □ Oui, mais seulement si son albuminémie est mesurée sous 30 g/L.
Ma confiance : □ sûr(e) · □ j’hésite · □ je devine
Corrigé de la question 24
Corrigés et auto-vérification
Comparez les relations expliquées, pas seulement les mots employés. Repérez le point qui manque, revenez à la source, puis reformulez.
Un aliment, c’est un colis — question
Sur un plateau, un yaourt. Lequel de ces trois mots désigne un nutriment ?
Réponse B : Le calcium qu’il contient.
- Le yaourt est l’aliment, le colis : ce que l’on mange.
- Oui. Le calcium est ce que le corps garde du yaourt après la digestion.
- Le lait est aussi un aliment : il contient plusieurs nutriments.
Support original : p. 2
Compter le carburant : la kilocalorie — question
Deux cuillères de 10 g : l’une de sucre, l’autre d’huile. Laquelle apporte le plus d’énergie, et pourquoi ?
Réponse A : L’huile : 1 g de lipides apporte 9 kcal, contre 4 pour 1 g de glucides.
- Oui : 90 kcal contre 40. La densité d’énergie dépend du nutriment, pas seulement du poids.
- « Rapide » ne veut pas dire « plus d’énergie » : le sucre est absorbé vite, mais chaque gramme n’apporte que 4 kcal.
- Le poids ne suffit pas : 1 g de lipides porte plus du double de l’énergie d’1 g de glucides.
Support original : p. 27 · Vérification : Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV
L’index glycémique : à quelle vitesse le sucre arrive dans le sang — question
Deux collations apportent la même quantité de glucides : un verre de soda ou un bol de lentilles. Que prévoyez-vous pour la glycémie ?
Réponse A : Le soda fait monter la glycémie plus vite et plus haut ; les lentilles, plus lentement.
- Oui. Le soda, ce sont des sucres simples sans fibres : IG élevé. Les lentilles libèrent leur glucose peu à peu.
- La quantité est la même, mais pas la vitesse : sucres simples d’un côté, amidon et fibres de l’autre.
- C’est l’inverse : l’amidon doit être découpé, et les fibres ralentissent encore l’absorption.
Support original : p. 8, p. 9
Les lipides : le carburant dense, et bien plus — question
Une amie affirme : « L’huile d’olive est indispensable, elle contient des acides gras essentiels. » Que corrigez-vous ?
Réponse B : Bénéfique, oui, mais son acide oléique n’est pas essentiel : le corps sait le fabriquer.
- C’est ce que suggère le titre de la p. 13, mais « essentiel » veut dire « que le corps ne sait pas fabriquer » : l’acide oléique ne l’est pas.
- Oui. Les acides gras essentiels sont des poly-insaturés : acide linoléique et acide alpha-linolénique, dans le colza, les noix, les poissons gras.
- L’huile d’olive est faite d’acides gras, surtout de l’acide oléique ; simplement, celui-ci n’est pas essentiel.
Support original : p. 13, p. 14 · Vérification : Anses · Les lipides (page mise en ligne le 15 mars 2021)
Les protéines : d’abord des matériaux — question
M. L. est alité et mange très peu depuis trois semaines. D’après le cours, quel signe relie-t-on au manque de protéines ?
Réponse C : Des muscles qui fondent, car le corps y puise ses matériaux.
- La soif signale plutôt un manque d’eau ; ce n’est pas le signe attendu ici.
- La fièvre n’est pas un signe de manque de protéines.
- Oui : sans apport, le corps démonte ses propres muscles pour trouver des acides aminés.
Support original : p. 16, p. 17
Fer, B9, B12 : fabriquer les globules rouges — question
Le laboratoire signale une hémoglobine basse. À quels apports le cours vous fait-il penser en premier ?
Réponse B : Le fer, la vitamine B9 et la vitamine B12, nécessaires aux globules rouges.
- Calcium et vitamine D construisent l’os, pas les globules rouges.
- Oui : fer pour l’hémoglobine, B9 et B12 pour fabriquer les globules rouges. L’équipe cherche la cause ; vous repérez et transmettez.
- Sodium et potassium concernent l’équilibre de l’eau, pas l’hémoglobine.
Support original : p. 24, p. 21, p. 29
Ce qui entre, ce qui sort, et le signal de la soif — question
Mme R., 82 ans, ne réclame jamais à boire. Une camarade en conclut qu’elle n’a pas besoin d’eau. Que corrigez-vous ?
Réponse A : La soif arrive tard et faiblement chez la personne âgée : on propose à boire sans l’attendre.
- Oui : le signal est en retard, pas le besoin. On propose régulièrement, et on note ce qui est réellement bu.
- Les pertes continuent tous les jours, par les urines, la peau et les poumons.
- Un grand volume d’un coup n’est pas une conduite du cours ; les apports sont répartis dans la journée, selon les consignes du service.
Support original : p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
Calculer un IMC, et savoir ce qu’il ne dit pas — question
M. K. mesure 1,75 m et pèse 88 kg. Quel calcul donne son IMC ?
Réponse C : 88 ÷ (1,75 × 1,75) = 28,7 : dans la zone de surpoids.
- La taille doit être élevée au carré : 1,75 × 1,75 = 3,06, pas 1,75.
- Le carré n’est pas le double : 1,75² = 3,06, pas 3,5.
- Oui : 88 ÷ 3,06 ≈ 28,7 kg/m², entre 25 et 29,9. Un repère, pas un jugement sur la personne.
Support original : p. 28, p. 28 (figure) · Vérification : HAS · Surpoids et obésité de l’adulte, annexe 1 : table d’indice de masse corporelle
Lire les lignes nutrition d’un bilan — question
Sur le bilan de Mme R., le laboratoire signale une natrémie basse. Quel est votre rôle ?
Réponse C : Repérer la valeur, la relier à l’équilibre eau–sels, la transmettre : l’équipe interprète.
- Une natrémie basse traduit souvent trop d’eau par rapport au sodium : faire boire peut l’aggraver. L’interprétation et la conduite reviennent à l’équipe.
- La soif arrive tard, surtout chez la personne âgée, et une natrémie anormale ne se juge pas sur la soif.
- Oui. Vous savez à quoi la relier ; l’interprétation et la conduite appartiennent à l’équipe, avec l’hydratation et les traitements.
Support original : p. 29, p. 23 · Vérification : Manuel MSD, édition professionnelle · Hyponatrémie
M. T. et la bouteille pleine — question
Que faites-vous d’abord ?
Réponse C : Je lui propose à boire à chaque passage, je note ce qu’il boit et je le transmets.
- Chez la personne âgée, la soif arrive tard et faiblement : attendre, c’est laisser une déshydratation s’installer.
- Le choix de la boisson se discute avec l’équipe, selon ses traitements et son état ; le soda n’est pas une réponse du cours.
- Oui : proposer, adapter à ses goûts et à ce qu’il peut avaler, noter, transmettre. La quantité visée est fixée par l’équipe.
Support original : p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
« Je ne dois plus jamais manger de sucre ? »
« Ce ne sont pas les sucres qui sont interdits, c’est la façon dont ils arrivent dans le sang qui compte : les aliments qui le font monter vite et haut, comme les boissons sucrées, sont ceux que l’on limite ; ceux qui le libèrent lentement, comme les féculents complets et les légumineuses, font partie des repas. La diététicienne et le médecin vous donneront les repères adaptés à vous. »
Ce que vous reliez : l’index glycémique et ses facteurs ; le diabète de type 2 comme maladie à plusieurs causes (Inserm), pas une punition du sucre. Ce que vous laissez à l’équipe : le régime précis, les quantités, le traitement.
Auto-vérification : avez-vous parlé de vitesse plutôt que d’interdiction, cité un exemple de chaque côté, et renvoyé les repères personnels à l’équipe ? La réponse libre n’est pas notée automatiquement.
Support original : p. 9, p. 8 · Vérification : Inserm · Dossier « Diabète de type 2 »
« Avec mon anticoagulant, je dois arrêter les épinards ? » — question
Quelle réponse relie correctement le cours ?
Réponse A : La vitamine K participe à la coagulation ; le bon conseil est une alimentation régulière, en suivant l’équipe.
- Oui. Vous reliez le rôle de la vitamine K et vous renvoyez, pour le détail, au cours sur les anticoagulants et à l’équipe.
- Supprimer un groupe d’aliments n’est pas la conduite documentée : c’est la régularité qui compte, et la surveillance du traitement.
- La vitamine K participe bien à la coagulation, c’est précisément pour cela que la régularité des apports importe.
Support original : p. 21 · Vérification : ANSM · Les questions/réponses des anti-vitamine K (AVK)
Fermer le cours un instant
Carburant : glucides, lipides. Matériaux : protéines, calcium. Réglages : vitamines, oligoéléments, sans énergie. Eau : milieu et transport.
Support original : p. 3, p. 3, p. 3
Un dernier choix — question
Sur un plateau : pain, beurre, orange. Lequel de ces apports n’apporte aucune énergie ?
Réponse C : La vitamine C de l’orange, qui permet sans nourrir.
- Les glucides sont un carburant : ils fournissent de l’énergie.
- Les lipides sont aussi un carburant : ils fournissent de l’énergie.
- Oui. Les vitamines ne fournissent pas d’énergie ; ce sont des réglages.
Support original : p. 20, p. 27
Un nutriment, plusieurs rôles — question
Les protéines : carburant ou matériaux ?
Réponse B : Surtout des matériaux, mais aussi un carburant de secours.
- Le support leur reconnaît un rôle énergétique, secondaire : 4 kcal par gramme.
- Oui : priorité au rôle « plastique », de construction ; l’énergie vient en secours, quand les apports manquent.
- Leur vocation première est la construction : muscles, enzymes, anticorps, hémoglobine.
Support original : p. 17, p. 17
L’atelier : expliquer, vérifier, réexpliquer
- Je confonds dénutrition et maigreur : revenir à la dénutrition selon la HAS : un IMC normal ou élevé n’exclut pas une dénutrition.
- Je ne sais pas ce qui manque : revenir aux protéines, d’abord des matériaux.
- Je ne sais pas ce qui fait le diagnostic : un critère sur la personne (perte de poids, muscles) et une cause (apports réduits, maladie) ; l’albumine n’en fait pas partie.
- J’ai tout expliqué par le poids : relire la limite de l’image du chantier, dans le chantier.
Reformulez maintenant en trois phrases. Puis testez le transfert : pourquoi une albumine à 33 g/L, seule, ne permet-elle pas de dire qu’une personne est dénutrie ?
Repère de correction : la dénutrition est un manque d’apports par rapport aux besoins ; elle entame les muscles et les réserves de matériaux, même si des réserves de graisse subsistent. La HAS la diagnostique sur une perte de poids, un IMC bas ou une masse musculaire réduite, associés à une cause ; une personne en surpoids qui a perdu 10 % de son poids en six mois parce qu’elle mange moitié moins remplit ces critères. L’albuminémie ne sert qu’à graduer la sévérité une fois le diagnostic posé. Cette grille guide l’auto-vérification ; elle ne note pas automatiquement votre texte.
Support original : p. 29, p. 28, p. 16 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021), HAS · Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)
2 · Reprendre la démarche avec une aide disponible
IMC : 56 ÷ (1,70 × 1,70) = 56 ÷ 2,89 = 19,4 kg/m² : au-dessus de 18,5, ce n’est pas un critère à 66 ans. Perte de poids : 63 − 56 = 7 kg, soit 7 ÷ 63 = 11,1 % en six mois : critère phénotypique présent. Cause : apports réduits de moitié depuis plus d’une semaine, et une opération récente : critère étiologique présent. L’équipe peut conclure à une dénutrition ; sa sévérité se juge sur la perte (entre 10 et 15 % : modérée) et, si elle est dosée, sur l’albuminémie.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ J’utilise le seuil d’IMC de 18,5 avant 70 ans.
- □ Je calcule la perte en pourcentage du poids d’avant.
- □ J’associe un critère sur la personne et une cause avant de conclure.
Support original : p. 29, p. 28 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
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3 · Construire la démarche sans étapes fournies
L’albuminémie ne suffit pas au diagnostic. Il faut un critère sur la personne associé à une cause ; le tableau précise les critères selon l’âge. Une fois la dénutrition établie, l’albuminémie contribue à en apprécier la sévérité. À 33 g/L, sans données de poids ni d’apports, on ne peut pas conclure à une dénutrition sur cette seule valeur : on complète les observations et on transmet.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je dis que l’albumine n’est pas un critère diagnostique.
- □ Je cite le couple critère phénotypique + critère étiologique.
- □ Je dis à quoi sert l’albumine : la sévérité.
- □ Je reste bienveillant dans la correction.
Support original : p. 29 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021), HAS · Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)
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Essai 1.1
Le carburant : glucides et lipides, qui fournissent l’énergie. Les matériaux : protéines et calcium, qui construisent et réparent. Les réglages : vitamines et oligoéléments, qui permettent les réactions sans apporter d’énergie. L’eau est à part : le milieu où tout se passe et le transport de tout le reste.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je nomme les trois rôles.
- □ Je donne au moins un nutriment par rôle.
- □ Je dis que l’eau est le milieu et le transport, pas un carburant.
Pour la variation : Glucides : carburant. Protéines et calcium : matériaux. Vitamine C : réglage. Eau : milieu et transport. Ces rôles aident à lire les apports sans devoir connaître la composition d’un nouvel aliment.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 3, p. 3, p. 3
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Essai 1.2
La pomme est l’aliment, ce que l’on mange, le colis. Après la digestion, le corps garde ses nutriments : des glucides, des fibres, de l’eau, de la vitamine C. Le nutriment est ce qui est absorbé et utilisé ; l’aliment est l’emballage qui le livre.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je dis que l’aliment est ce que l’on mange.
- □ Je dis que le nutriment est ce qui est absorbé après digestion.
- □ Je cite au moins deux nutriments de la pomme.
Pour la variation : Le yaourt est l’aliment. L’eau, les protéines et le calcium sont les nutriments cités. L’exemple change, la distinction reste la même.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 2, p. 2
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Essai 2.1
Un gramme de lipides apporte 9 kcal, un gramme de glucides 4 kcal. Dix grammes d’huile apportent donc 90 kcal ; dix grammes de sucre, 40 kcal. À poids égal, les lipides apportent plus d’énergie.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je cite 9 et 4 kcal par gramme.
- □ Je calcule l’énergie pour dix grammes.
- □ Je distingue masse de nutriment et énergie fournie.
Pour la variation : Un gramme d’alcool apporte 7 kcal : environ 70 kcal pour 10 g. L’alcool apporte de l’énergie sans être ni un matériau ni un réglage.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 27, p. 10 · Vérification : Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV, Alcool Info Service (Santé publique France) · Les repères de consommation
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Essai 2.2
La quantité de glucides peut être proche, mais leur vitesse d’arrivée dans le sang diffère. Les lentilles contiennent de l’amidon et des fibres : le glucose est libéré peu à peu, la glycémie monte lentement (IG bas). Le pain blanc, sans fibres et transformé, libère son glucose vite : pic de glycémie (IG plus élevé). Les repères précis pour elle relèvent de l’équipe et de la diététicienne.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je parle de vitesse d’arrivée du glucose, pas seulement de quantité.
- □ Je cite au moins un facteur de l’IG (fibres, transformation, cuisson).
- □ Je renvoie les repères personnels à l’équipe.
Pour la variation : Non : d’après les facteurs du support, une cuisson prolongée augmente l’index glycémique. Les pâtes très cuites font monter la glycémie plus vite.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 8, p. 9, p. 9
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Essai 3.1
Structurel (muscles, os, peau), fonctionnel (enzymes, hormones, anticorps, hémoglobine), régulateur (équilibre acido-basique), énergétique en secours (4 kcal par gramme, rôle secondaire). Quand les apports manquent longtemps, le corps puise dans ses propres muscles pour y trouver des acides aminés et de l’énergie : c’est la fonte musculaire.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je cite au moins trois rôles, dont le rôle de construction.
- □ Je dis que le rôle énergétique est secondaire.
- □ J’explique la fonte musculaire par le manque d’apports.
Pour la variation : Cicatriser demande des matériaux, surtout des protéines, et des réglages comme la vitamine C et le zinc. Quand ils manquent, la réparation ralentit ; le support cite la cicatrisation parmi les signes à observer.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 17, p. 17, p. 17, p. 17, p. 16 · Vérification : Anses · Les protéines
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Essai 3.2
Le fer est au cœur de l’hémoglobine, la protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène. Sans fer, le corps fabrique moins d’hémoglobine : le sang transporte moins d’oxygène, c’est l’anémie. Sur le bilan, la numération montre une hémoglobine basse. L’équipe en cherche la cause ; vous repérez la ligne et vous la transmettez.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je relie fer et hémoglobine.
- □ Je relie hémoglobine et transport de l’oxygène.
- □ Je distingue repérer et transmettre d’interpréter.
Pour la variation : Les vitamines B9 et B12 participent à la fabrication des globules rouges. Le cours cite notamment fruits et légumes pour la B9, produits animaux pour la B12.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 24, p. 17, p. 29 · Vérification : Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Le fer et l’érythropoïèse
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Essai 4.1
La soif est un signal d’alarme qui prévient que l’eau manque. Chez la personne âgée, ce signal arrive plus tard et plus faiblement, alors que les pertes continuent chaque jour par les urines, la peau et les poumons. Attendre la soif, c’est laisser une déshydratation s’installer ; on propose donc régulièrement, on note ce qui est bu et on transmet.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je dis que la soif est un signal, pas le besoin lui-même.
- □ Je dis que ce signal est tardif et faible chez la personne âgée.
- □ Je décris proposer, noter, transmettre.
Pour la variation : Bouche sèche, urines rares et foncées, peau qui garde le pli, puis fatigue, vertiges, confusion nouvelle. Une bouteille qui reste pleine est déjà une information à transmettre.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
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Essai 4.2
Le corps perd de l’eau par les urines, la peau (sueur), les poumons (air expiré) et les selles : environ 2,3 litres par jour au repos selon le support, un ordre de grandeur. La fièvre et la chaleur augmentent la sueur, donc les pertes : les apports doivent suivre. Les reins ajustent la quantité d’urine selon les besoins.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je cite les quatre voies de perte.
- □ Je présente 2,3 litres comme un ordre de grandeur.
- □ Je dis que fièvre et chaleur augmentent les pertes.
Pour la variation : La sueur évapore de l’eau à la surface de la peau, ce qui refroidit le corps : c’est le rôle thermique décrit par le support. C’est aussi pour cela que la chaleur augmente les pertes.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 25, p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · À propos de l’eau corporelle (révision mai 2024)
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Essai 5.1
1,60 × 1,60 = 2,56. Puis 52 ÷ 2,56 = 20,3 kg/m². Dans les repères de l’OMS, c’est une corpulence dite normale (18,5 à 24,9). Mais un IMC seul ne dit ni la masse musculaire, ni l’évolution du poids ; à 82 ans, un IMC inférieur à 22 compte même comme un critère de dénutrition pour la HAS.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ J’élève la taille au carré.
- □ J’obtiens environ 20,3.
- □ Je cite au moins une limite de l’IMC.
Pour la variation : 1,75 × 1,75 = 3,06 ; 88 ÷ 3,06 = 28,7 kg/m² : zone de surpoids (25 à 29,9). Un repère, pas un jugement : l’IMC ne distingue pas muscle et graisse.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 28, p. 28 (figure), p. 28 (figure) · Vérification : HAS · Surpoids et obésité de l’adulte, annexe 1 : table d’indice de masse corporelle, OMS · Obésité et surpoids, principaux repères (8 décembre 2025)
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Essai 5.2
Le diagnostic associe un critère sur la personne (perte de poids, IMC bas selon l’âge, masse musculaire) et une cause (apports réduits, malabsorption, maladie). L’albuminémie n’en fait pas partie. Une fois la dénutrition établie, elle contribue à graduer sa sévérité selon les seuils du tableau et l’âge.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je cite le couple critère phénotypique + critère étiologique.
- □ Je dis que l’albumine n’est pas un critère diagnostique.
- □ Je dis à quoi elle sert : la sévérité.
Pour la variation : Oui : la HAS le dit explicitement, un IMC normal ou élevé n’exclut pas une dénutrition. Une perte de poids importante et des apports réduits suffisent à remplir les critères, quelles que soient les réserves de graisse.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 29 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021), HAS · Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)
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Essai 6.1
D’abord observer précisément : ce qui a été mangé et en quelle quantité, plutôt que « rien ». Puis chercher l’obstacle : pas faim, ou pas pu (douleur, dentier, nausées, texture, plateau trop loin, solitude). Relier au poids : quand a-t-elle été pesée, et combien ? Enfin transmettre ces éléments ; c’est avec eux que l’équipe raisonne.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je quantifie ce qui a été mangé.
- □ Je cherche un obstacle avant de conclure.
- □ Je transmets des faits datés, avec le poids.
Pour la variation : L’obstacle est identifié : il ne s’agit pas d’un manque d’appétit mais d’une texture inadaptée. Vous le transmettez pour que l’équipe adapte le repas ; les matériaux (protéines) doivent rester apportés.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 4, p. 28 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
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Essai 6.2
Du sucre rapide, oui, mais à une personne consciente et capable d’avaler, puis un contrôle de la glycémie un quart d’heure plus tard. Une personne inconsciente ou qui ne peut pas avaler ne reçoit rien par la bouche : on alerte immédiatement. En stage, le produit, la quantité et les gestes suivent le protocole du service et la prescription.
Comparer ma réponse à ces critères :
- □ Je cite la condition « consciente et capable d’avaler ».
- □ Je cite le contrôle de la glycémie après.
- □ Je dis que la quantité relève du protocole, pas de moi.
Pour la variation : Sueurs, pâleur, tremblements, faim brutale, parfois vision trouble, d’après la Fédération française des diabétiques. Vous les signalez et vous appliquez le protocole du service.
Si un lien manque : revenir à l’explication du cours, puis refermer et reformuler.
Support original : p. 7 · Vérification : Fédération Française des Diabétiques · L’hypoglycémie
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Auto-évaluation 1 — Appliquer une définition
On vous indique qu’un verre de lait apporte notamment de l’eau, des protéines et du calcium. Comment distinguer aliment et nutriments ?
Réponse(s) exacte(s) : A
- Exact. L’aliment est ce qui est consommé ; les nutriments sont les constituants que le corps utilise.
- Inexact. Les deux niveaux ont été inversés : l’aliment contient les nutriments.
- Inexact. Cette réponse efface la distinction entre le produit consommé et ses constituants.
- Inexact. Le verbe nourrir ne suffit pas à classer : l’aliment est un ensemble de constituants.
« Un aliment est un colis ; les nutriments sont ce qu’il contient. »
À relire : Un aliment, c’est un colis · revenir à la question
Support original : p. 2, p. 2 · Vérification : Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Utilisation des substrats énergétiques et digestion
Auto-évaluation 2 — Trouver le rôle
Sur un plateau, cochez les apports qui jouent surtout un rôle de matériaux.
Réponse(s) exacte(s) : A, C
- Exact. Exact : les protéines construisent muscles, enzymes, anticorps.
- Inexact. Les glucides servent surtout de carburant dans le modèle présenté.
- Exact. Exact : le calcium construit les os et les dents.
- Inexact. La vitamine C est un réglage : elle permet, sans construire ni nourrir.
« Carburant, matériaux, réglages : chaque apport a un rôle principal, parfois un second. »
À relire : Trois rôles, et l’eau partout · revenir à la question
Support original : p. 3, p. 3, p. 17, p. 23
Auto-évaluation 3 — Expliquer un choix
Pourquoi le cours range-t-il l’eau à part des trois rôles ?
Réponse(s) exacte(s) : B
- Inexact. L’eau n’apporte aucune énergie : elle n’est pas un carburant.
- Exact. Oui : rien ne se fait à sec, et l’eau transporte nutriments et déchets.
- Inexact. L’eau est le milieu et le transport ; elle ne remplace pas les matériaux cités.
- Inexact. Le cours décrit l’eau comme une part importante du corps, présente partout.
« L’eau n’est ni carburant ni matériau : elle est partout, comme sur un chantier. »
À relire : La moitié de vous est de l’eau · revenir à la question
Support original : p. 25, p. 3
Auto-évaluation 4 — Combiner deux données
Une portion contient 20 g de glucides et 10 g de lipides. Quelle part apporte le plus d’énergie ?
Réponse(s) exacte(s) : C
- Inexact. Le poids ne suffit pas : chaque gramme n’apporte pas la même énergie.
- Inexact. Faites le calcul : 20 × 4 = 80 et 10 × 9 = 90. Les deux apports ne sont pas égaux.
- Exact. Oui : moitié moins de grammes, mais plus d’énergie, parce que 9 est plus du double de 4.
- Inexact. Les vitamines n’apportent aucune énergie : elles ne changent rien au calcul.
« Neuf kilocalories dans un gramme de graisse, quatre dans un gramme de sucre. »
À relire : Compter le carburant : la kilocalorie · revenir à la question
Support original : p. 27 · Vérification : Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV
Auto-évaluation 5 — Repérer le raisonnement faux
Un camarade dit : « Ce jus est plein de vitamines, il va me donner de l’énergie. » Que corrigez-vous ?
Réponse(s) exacte(s) : D
- Inexact. Micronutriment veut dire « en petite quantité », pas « petite énergie » : les vitamines n’en apportent aucune.
- Inexact. Liposoluble décrit où la vitamine se dissout et se stocke, pas une énergie.
- Inexact. Un jus contient des sucres simples : c’est bien du carburant.
- Exact. Oui : le carburant, ce sont les glucides ; les vitamines sont des réglages.
« Une vitamine ne nourrit pas : elle permet. »
À relire : Les vitamines : nécessaires, en petites quantités, sans énergie · revenir à la question
Support original : p. 20, p. 7 · Vérification : UNF3S · Campus de nutrition, cours « Les vitamines », 1. Définition et nomenclature
Auto-évaluation 6 — Expliquer un mécanisme
Après trois semaines à manger la moitié de ses plateaux, M. L. a perdu du muscle. Quelle explication utilise le cours ?
Réponse(s) exacte(s) : A
- Exact. Oui : les protéines sont d’abord des matériaux, mais le corps les démonte quand l’assiette n’en apporte plus.
- Inexact. Le stockage des vitamines n’explique pas la fonte du muscle ; ce sont les apports en protéines qui manquent.
- Inexact. L’eau transporte, mais ici ce sont les matériaux eux-mêmes, les protéines, qui manquent.
- Inexact. Le support est net : carence en protéines, fonte musculaire. Les réserves de graisse ne protègent pas les muscles.
« Sans apport de protéines, le corps se répare avec ses propres muscles. »
À relire : Les protéines : d’abord des matériaux · revenir à la question
Support original : p. 16, p. 17
Auto-évaluation 7 — Prédire un effet
Deux assiettes de pâtes, même quantité : l’une très cuite, l’autre al dente. D’après les facteurs de l’IG, que prévoyez-vous ?
Réponse(s) exacte(s) : B
- Inexact. La quantité est la même, pas la vitesse : la cuisson change l’index glycémique.
- Exact. Oui : c’est l’un des facteurs listés par le support.
- Inexact. C’est l’inverse : ce qui est plus long à digérer libère son glucose plus lentement.
- Inexact. L’amidon est une chaîne de glucose : une fois digéré, il fait monter la glycémie.
« Le papier journal flambe, la bûche dure : la cuisson rapproche les pâtes du papier. »
À relire : L’index glycémique : à quelle vitesse le sucre arrive dans le sang · revenir à la question
Support original : p. 9, p. 8
Auto-évaluation 8 — Situation nouvelle
Une personne diabétique fait un malaise ; elle ne répond pas et ne peut pas avaler. Qu’appliquez-vous du cours ?
Réponse(s) exacte(s) : C
- Inexact. Rien par la bouche chez une personne inconsciente : risque de fausse route.
- Inexact. Elle ne peut pas avaler : tout liquide par la bouche est dangereux.
- Exact. Oui : la conduite « donner du sucre » suppose une personne consciente et capable d’avaler.
- Inexact. Attendre n’est pas une conduite : on alerte sans délai.
« Du sucre, oui, mais à une personne consciente et selon le protocole. »
À relire : Le malaise hypoglycémique : du sucre, oui, mais à quelles conditions · revenir à la question
Support original : p. 7 · Vérification : Fédération Française des Diabétiques · L’hypoglycémie
Auto-évaluation 9 — Appliquer une définition
Dans « acides gras essentiels », que signifie « essentiel » ?
Réponse(s) exacte(s) : D
- Inexact. C’est le sens courant du mot, pas le sens du cours.
- Inexact. Ils sont au contraire concentrés dans quelques aliments : colza, noix, poissons gras.
- Inexact. Il en faut peu ; ce qui compte, c’est que le corps ne sait pas les faire.
- Exact. Oui : c’est le sens du mot pour les acides gras comme pour les acides aminés essentiels.
« « Essentiel » veut dire « que le corps ne sait pas fabriquer », pas seulement « important ». »
À relire : Les lipides : le carburant dense, et bien plus · revenir à la question
Support original : p. 14, p. 18 · Vérification : Anses · Les lipides (page mise en ligne le 15 mars 2021)
Auto-évaluation 10 — Combiner deux données
Une patiente ne mange ni viande ni poisson. Une hémoglobine basse est signalée. Que fait le cours de ces deux informations ?
Réponse(s) exacte(s) : A
- Exact. Oui : le fer est aussi dans les légumineuses, la B12 dans les produits animaux ; vous reliez et vous transmettez.
- Inexact. Le lien est possible, mais vous ne concluez pas et ne prescrivez pas : l’équipe cherche la cause.
- Inexact. Calcium et vitamine D construisent l’os ; l’hémoglobine a besoin de fer, de B9 et de B12.
- Inexact. L’eau transporte le sang, mais c’est l’hémoglobine, avec son fer, qui porte l’oxygène.
« Une ligne du bilan renvoie à un rôle ; l’interprétation revient à l’équipe. »
À relire : Fer, B9, B12 : fabriquer les globules rouges · revenir à la question
Support original : p. 24, p. 24, p. 29, p. 21 · Vérification : Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Le fer et l’érythropoïèse
Auto-évaluation 11 — Expliquer un mécanisme
Pourquoi manger du calcium ne suffit-il pas toujours pour construire l’os ?
Réponse(s) exacte(s) : B
- Inexact. Le calcium reste du calcium ; il n’est pas transformé en protéines.
- Exact. Oui : sans ce réglage, le matériau arrive mal sur le chantier.
- Inexact. L’os contient les deux : calcium et phosphore.
- Inexact. Le calcium est un sel minéral, présent en grande quantité dans le corps ; c’est son absorption qui dépend de la vitamine D.
« Un matériau sans son réglage reste sur le trottoir du chantier. »
À relire : Calcium, vitamine D, vitamine K : les matériaux de l’os et de la coagulation · revenir à la question
Support original : p. 21, p. 23 · Vérification : Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Les vitamines et métabolisme
Auto-évaluation 12 — Calculer
Mme P. mesure 1,50 m et pèse 45 kg. Son IMC est proche de…
Réponse(s) exacte(s) : C
- Inexact. 45 ÷ 3 : la taille a été doublée, pas élevée au carré. 1,50 × 1,50 = 2,25.
- Inexact. 45 ÷ 1,25 : le carré de 1,50 a été mal calculé. 1,50 × 1,50 = 2,25, pas 1,25.
- Exact. Oui : 1,50 × 1,50 = 2,25 ; 45 ÷ 2,25 = 20 kg/m².
- Inexact. 45 ÷ 1,50 : la taille n’a pas été élevée au carré.
« La taille au carré d’abord, la division ensuite. »
À relire : Calculer un IMC, et savoir ce qu’il ne dit pas · revenir à la question
Support original : p. 28, p. 28 (figure) · Vérification : HAS · Surpoids et obésité de l’adulte, annexe 1 : table d’indice de masse corporelle
Auto-évaluation 13 — Situation nouvelle
Le plateau de M. D. revient avec la viande intacte, la purée et le dessert mangés. Quelle lecture est la plus utile ?
Réponse(s) exacte(s) : D
- Inexact. Il a mangé la purée et le dessert : la transmission serait fausse, et l’obstacle resterait caché.
- Inexact. Le reproche n’apporte rien ; l’obstacle, lui, se cherche.
- Inexact. La viande apportait des matériaux ; un dessert n’apporte que du carburant. Et le choix du repas se fait avec l’équipe.
- Exact. Oui : « rien mangé » devient une observation précise et une piste pour l’équipe.
« Un plateau qui revient plein est une information à transmettre, pas une conclusion. »
À relire : Mme R. « n’a rien mangé » · revenir à la question
Support original : p. 28, p. 4
Auto-évaluation 14 — Prédire un effet
Mme R. a 39 °C de fièvre depuis hier. Que prévoyez-vous pour ses besoins en eau ?
Réponse(s) exacte(s) : A
- Exact. Oui : les pertes du support sont un ordre de grandeur au repos ; la fièvre les augmente.
- Inexact. La fièvre augmente la sueur : les pertes montent, elles ne baissent pas.
- Inexact. 2,3 litres est un ordre de grandeur au repos, pas une constante.
- Inexact. La soif est un signal, pas le besoin ; et il arrive tard chez la personne âgée.
« La soif arrive en retard ; les pertes, elles, n’attendent pas. »
À relire : Ce qui entre, ce qui sort, et le signal de la soif · revenir à la question
Support original : p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · À propos de l’eau corporelle (révision mai 2024), Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
Auto-évaluation 15 — Reconnaître
Cochez les signes qui, d’après le cours, doivent vous faire penser à une déshydratation.
Réponse(s) exacte(s) : A, C
- Exact. Exact : ce sont les premiers signes décrits.
- Inexact. Justement non : la soif arrive tard et faiblement chez la personne âgée.
- Exact. Exact : la confusion et les vertiges font partie des signes plus avancés.
- Inexact. Une déshydratation fait plutôt perdre du poids ; une prise de poids rapide évoque autre chose, à transmettre aussi.
« Bouche sèche, urines foncées, pli cutané, confusion : la déshydratation se voit avant de se plaindre. »
À relire : Reconnaître une déshydratation qui s’installe · revenir à la question
Support original : p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
Auto-évaluation 16 — Situation nouvelle
Vous notez que M. T. a bu un demi-verre dans la journée. Quelle transmission est utile ?
Réponse(s) exacte(s) : B
- Inexact. Ne pas demander ne veut pas dire ne pas avoir besoin : la soif arrive tard.
- Exact. Oui : des faits quantifiés et datés, que l’équipe peut utiliser.
- Inexact. « Rien à faire » cache l’information utile : combien a-t-il bu, et pourquoi si peu ?
- Inexact. Le diagnostic et la conduite appartiennent à l’équipe ; vous transmettez des observations.
« Une transmission utile dit ce qui a été bu, combien, et depuis quand. »
À relire : M. T. et la bouteille pleine · revenir à la question
Support original : p. 25, p. 4 · Vérification : Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
Auto-évaluation 17 — Combiner deux données
Deux personnes ont un IMC de 20,3 : l’une a 45 ans, l’autre 82. Que dit la HAS ?
Réponse(s) exacte(s) : C
- Inexact. À 82 ans, le seuil HAS est 22 : cet IMC compte comme critère phénotypique.
- Inexact. C’est l’inverse : le seuil monte avec l’âge (18,5 avant 70 ans, 22 après).
- Exact. Oui : le même chiffre ne se lit pas de la même façon selon l’âge. Une cause reste nécessaire pour conclure.
- Inexact. Il faut toujours associer une cause : apports réduits, malabsorption ou maladie.
« Le seuil d’IMC de la dénutrition monte avec l’âge : 18,5, puis 22 à partir de 70 ans. »
À relire : La dénutrition selon la HAS : un état, une cause, puis un degré · revenir à la question
Support original : p. 28, p. 29 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
Auto-évaluation 18 — Repérer le raisonnement faux
Un camarade dit : « Son albumine est à 33 g/L, donc elle est dénutrie. » Que corrigez-vous ?
Réponse(s) exacte(s) : D
- Inexact. Un chiffre d’albumine ne fait pas entrer dans la dénutrition : il sert à graduer une dénutrition déjà diagnostiquée sur d’autres critères.
- Inexact. Une albumine correcte n’exclut pas une dénutrition : le diagnostic repose sur le poids, l’IMC, les muscles et une cause.
- Inexact. C’est bien ce qu’écrit la p. 29, mais pour la HAS l’albumine n’est pas un critère diagnostique : elle gradue une dénutrition déjà posée.
- Exact. Oui : il faut un critère sur la personne et une cause ; l’albumine gradue ensuite.
« L’albumine ne fait pas le diagnostic ; elle en dit la gravité. »
À relire : La dénutrition selon la HAS : un état, une cause, puis un degré · revenir à la question
Support original : p. 29 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021), HAS · Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)
Auto-évaluation 19 — Appliquer des critères
Mme V., 66 ans, IMC 19,5, a perdu 7 kg (11 %) en six mois et mange moitié moins depuis trois semaines. Cochez ce qui est exact selon la HAS.
Réponse(s) exacte(s) : B, C
- Inexact. Avant 70 ans, le seuil est 18,5 : 19,5 ne compte pas.
- Exact. Exact : ≥ 10 % en six mois.
- Exact. Exact : une réduction de moitié pendant plus d’une semaine suffit.
- Inexact. L’albuminémie n’est pas nécessaire au diagnostic ; elle sert à la sévérité.
« Un critère sur la personne, une cause : le diagnostic tient en deux colonnes. »
À relire : La dénutrition selon la HAS : un état, une cause, puis un degré · revenir à la question
Support original : p. 29, p. 28 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
Auto-évaluation 20 — Lire une étiquette
Une étiquette indique, pour 100 g : glucides 20 g dont sucres 18 g ; lipides 1 g ; protéines 2 g. Que lisez-vous ?
Réponse(s) exacte(s) : A
- Exact. Oui : 18 g de sucres sur 20 g de glucides. Un carburant rapide, peu de matériaux.
- Inexact. 1 g de lipides = 9 kcal, contre 80 kcal pour les glucides : les lipides sont ici négligeables.
- Inexact. 2 g de protéines pour 100 g : ce n’est pas une source de matériaux.
- Inexact. Les glucides apportent 4 kcal par gramme : 80 kcal pour 100 g.
« Les trois rôles se lisent en cinq lignes d’étiquette. »
À relire : Lire une étiquette : les trois rôles en cinq lignes · revenir à la question
Support original : p. 27, p. 7 · Vérification : Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV
Auto-évaluation 21 — Repérer le raisonnement faux
Le support dit « lipides 30 à 35 % », l’Anses « 35 à 40 % ». Comment utiliser ces chiffres ?
Réponse(s) exacte(s) : B
- Inexact. Un repère de population ne s’applique pas repas par repas à une personne.
- Exact. Oui : deux jeux de repères, une même idée ; l’équilibre se juge sur plusieurs jours, et l’équipe fixe les besoins d’une personne.
- Inexact. Ce calcul n’est ni faisable ni utile au lit du patient ; les besoins sont évalués par l’équipe.
- Inexact. Ils donnent un ordre de grandeur utile pour comprendre un conseil diététique.
« Les pourcentages sont des repères de population, pas une prescription. »
À relire : La répartition de l’énergie : deux jeux de repères · revenir à la question
Support original : p. 27 · Vérification : Anses · Actualisation des repères du PNNS : références nutritionnelles (décembre 2016)
Auto-évaluation 22 — Trouver le rôle
Sur le bilan, la kaliémie (potassium) est signalée basse. À quoi le cours vous fait-il relier le potassium ?
Réponse(s) exacte(s) : C
- Inexact. Les globules rouges dépendent du fer, de la B9 et de la B12.
- Inexact. L’os, ce sont le calcium et le phosphore, avec la vitamine D.
- Exact. Oui : c’est le rôle donné par le support ; l’interprétation se fait avec l’état d’hydratation et les traitements.
- Inexact. La coagulation dépend de la vitamine K et du calcium, pas du potassium.
« Sodium et potassium : les sels de l’eau, à relier, pas à corriger soi-même. »
À relire : Sels minéraux et oligoéléments : la caisse de petites pièces · revenir à la question
Support original : p. 23, p. 29
Auto-évaluation 23 — Repérer le raisonnement faux
Mme S. demande si tous les aliments contenant des glucides ont le même effet sur la glycémie. Quelle réponse s’appuie sur le cours ?
Réponse(s) exacte(s) : D
- Inexact. Le cours décrit plusieurs facteurs, dont les fibres et la cuisson.
- Inexact. Ils apportent du glucose ; le cours compare leur effet, il ne dit pas qu’il est nul.
- Inexact. Les facteurs enseignés concernent les glucides, les fibres, la cuisson et la composition du repas.
- Exact. On peut expliquer le principe sans prescrire un régime individuel.
« Comparer les effets des aliments ne suffit pas à prescrire des quantités à une personne. »
À relire : « Je ne dois plus jamais manger de sucre ? » · revenir à la question
Support original : p. 5 · Vérification : Inserm · Dossier « Diabète de type 2 »
Auto-évaluation 24 — Situation nouvelle
M. B., IMC 31, a perdu 12 % de son poids en six mois à cause d’un cancer, et mange peu. Peut-il être dénutri ?
Réponse(s) exacte(s) : A
- Exact. Oui : un critère sur la personne, une cause. Les réserves de graisse ne protègent ni les muscles ni la cicatrisation.
- Inexact. La HAS l’écrit : un IMC élevé n’exclut pas une dénutrition.
- Inexact. L’IMC bas n’est qu’un des critères phénotypiques ; la perte de poids en est un autre.
- Inexact. L’albuminémie ne sert pas au diagnostic, seulement à la sévérité.
« Être dénutri, ce n’est pas être mince : c’est manquer d’apports par rapport à ses besoins. »
À relire : L’atelier : expliquer, vérifier, réexpliquer · revenir à la question
Support original : p. 29, p. 16 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021), HAS · Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)
Glossaire
aliment
Ce que l’on mange : le colis. Après digestion, il livre ses nutriments.
Support original : p. 2
nutriment
Substance contenue dans les aliments, absorbée après digestion et indispensable au fonctionnement du corps.
Support original : p. 2
digestion
Découpage des aliments en nutriments assez petits pour passer dans le sang.
Support original : p. 2
macronutriments
Nutriments qui apportent de l’énergie : glucides, lipides, protéines.
Support original : p. 3
micronutriments
Nutriments nécessaires en petites quantités mais indispensables : vitamines, sels minéraux, oligoéléments.
Support original : p. 3
glucides
Famille des sucres, simples ou complexes ; carburant de base, 4 kcal par gramme.
Support original : p. 5
sucres simples
Glucides à une ou deux unités (glucose, fructose, saccharose, lactose), absorbés directement ou après une seule coupure.
Support original : p. 7, p. 7 · Vérification : Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Utilisation des substrats énergétiques et digestion
glucides complexes
Longues chaînes de glucose, comme l’amidon, que la digestion doit découper avant de les absorber.
Support original : p. 7, p. 7
amidon
Glucide complexe des céréales, des pommes de terre et des légumineuses : une chaîne de glucose.
Support original : p. 7
fibres
Glucides que nous ne digérons pas, comme la cellulose ; peu d’énergie (2 kcal par gramme sur les étiquettes), mais elles ralentissent la digestion des autres glucides.
Support original : p. 7 · Vérification : Anses · Actualisation des repères du PNNS : références nutritionnelles (décembre 2016), Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV
glycémie
Quantité de glucose dans le sang.
Support original : p. 8
index glycémique
Échelle de 0 à 100 qui classe les aliments selon la vitesse à laquelle leurs glucides font monter la glycémie.
Support original : p. 8
hypoglycémie
Glycémie trop basse. Chez une personne diabétique traitée, la Fédération française des diabétiques la situe sous 0,70 g/L.
Support original : p. 7 · Vérification : Fédération Française des Diabétiques · L’hypoglycémie
protocole
Document du service qui décrit, pour une situation donnée, qui fait quoi, avec quoi et dans quel ordre.
Support original : p. 7
lipides
Famille des graisses et des huiles : carburant dense (9 kcal par gramme), membranes, hormones, transport des vitamines liposolubles.
Support original : p. 10
triglycérides
Forme de réserve des graisses : un glycérol et trois acides gras.
Support original : p. 10, p. 10
acides gras saturés
Acides gras sans double liaison, solides à température ambiante (beurre, viandes grasses, huile de palme) ; non essentiels.
Support original : p. 11, p. 11
acides gras insaturés
Acides gras avec une ou plusieurs doubles liaisons, liquides à température ambiante (huiles végétales, poissons gras, oléagineux).
Support original : p. 13
acides gras essentiels
Acides gras que le corps ne sait pas fabriquer : acide linoléique (oméga-6) et acide alpha-linolénique (oméga-3).
Support original : p. 14 · Vérification : Anses · Les lipides (page mise en ligne le 15 mars 2021)
oméga-3
Famille d’acides gras poly-insaturés (alpha-linolénique, EPA, DHA) présents dans les poissons gras et certaines huiles ; les oméga-6, comme l’acide linoléique, en sont une autre famille.
Support original : p. 14, p. 15 · Vérification : Anses · Les lipides (page mise en ligne le 15 mars 2021)
liposoluble
Qui se dissout dans les graisses : les vitamines A, D, E et K, stockées dans les graisses du corps.
Support original : p. 20, p. 20
hydrosoluble
Qui se dissout dans l’eau : la vitamine C et les vitamines B, peu stockées, dont l’excès part dans les urines.
Support original : p. 20, p. 20
protéines
Grandes molécules faites d’acides aminés ; matériaux des muscles et des tissus, enzymes, anticorps, transporteurs ; 4 kcal par gramme en secours.
Support original : p. 17, p. 17
acides aminés
Briques des protéines. Vingt dans le support, dont neuf essentiels.
Support original : p. 18, p. 18
acides aminés essentiels
Neuf acides aminés que le corps ne sait pas fabriquer et qui doivent venir de l’alimentation.
Support original : p. 18 · Vérification : Anses · Les protéines
enzymes
Protéines qui déclenchent et accélèrent les réactions chimiques du corps.
Support original : p. 17
anticorps
Protéines de la défense immunitaire.
Support original : p. 17
hémoglobine
Protéine des globules rouges, contenant du fer, qui transporte l’oxygène.
Support original : p. 17, p. 24
anémie
Manque de globules rouges ou d’hémoglobine ; le bilan la repère par une hémoglobine basse.
Support original : p. 29
calcium
Minéral des os et des dents, nécessaire aussi à la contraction musculaire et à la coagulation.
Support original : p. 23
fer
Oligoélément au cœur de l’hémoglobine ; sources : viandes, légumineuses, céréales enrichies.
Support original : p. 24, p. 24
vitamines
Molécules nécessaires en petites quantités, qui ne fournissent pas d’énergie mais permettent les réactions du corps.
Support original : p. 20
sels minéraux
Minéraux présents en grande quantité dans le corps : calcium, phosphore, magnésium, sodium, potassium, chlore.
Support original : p. 22, p. 23 (figure) · Vérification : VIDAL · Les sels minéraux et les oligoéléments
oligoéléments
Minéraux présents à l’état de traces dans le corps et nécessaires en très petites quantités : fer, iode, zinc, cuivre, sélénium…
Support original : p. 22, p. 24 (figure) · Vérification : VIDAL · Les sels minéraux et les oligoéléments
sodium
Minéral du sel de table ; lié à l’équilibre de l’eau et à la pression du sang.
Support original : p. 23
potassium
Minéral des fruits et légumes ; lié à l’équilibre de l’eau et au fonctionnement du cœur.
Support original : p. 23
déshydratation
Manque d’eau du corps ; signes : bouche sèche, urines rares et foncées, pli cutané, puis confusion et vertiges.
Support original : p. 25 · Vérification : Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
kilocalorie
Unité d’énergie des aliments (kcal). Glucides et protéines : 4 kcal par gramme ; lipides : 9 ; alcool : 7.
Support original : p. 27 · Vérification : Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV
apport énergétique total
Énergie apportée par l’alimentation sur une journée ; les repères de répartition s’expriment en pourcentage de cet apport.
Support original : p. 27 · Vérification : Anses · Actualisation des repères du PNNS : références nutritionnelles (décembre 2016)
ANSES
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail : elle établit les références nutritionnelles françaises.
Support original : p. 27 · Vérification : Anses · Actualisation des repères du PNNS : références nutritionnelles (décembre 2016)
IMC
Indice de masse corporelle : poids en kg divisé par la taille en mètres au carré. Repères OMS : 18,5, 25, 30.
Support original : p. 28 · Vérification : HAS · Surpoids et obésité de l’adulte, annexe 1 : table d’indice de masse corporelle
dénutrition
Manque d’apports par rapport aux besoins qui entame réserves et muscles ; diagnostiquée par la HAS sur un critère phénotypique et un critère étiologique.
Support original : p. 29 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
sarcopénie
Perte de masse et de force musculaire ; chez la personne de 70 ans et plus, un critère phénotypique de dénutrition quand elle est confirmée.
Support original : p. 28 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
albuminémie
Taux d’albumine, principale protéine du plasma. Pour la HAS, un critère de sévérité de la dénutrition, pas de diagnostic.
Support original : p. 29 · Vérification : HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
numération sanguine
Comptage des cellules du sang ; l’hémoglobine y renseigne sur une anémie.
Support original : p. 29
ionogramme
Dosage des sels du plasma, dont le sodium et le potassium.
Support original : p. 29
natrémie
Taux de sodium dans le sang.
Support original : p. 29
kaliémie
Taux de potassium dans le sang.
Support original : p. 29
Références et périmètre
Consultées le 27 septembre 2026. Chaque référence est utilisée pour les points indiqués dans sa description ; aucune ne remplace les protocoles du service.
HAS · Diagnostic de la dénutrition chez l’enfant, l’adulte et la personne de 70 ans et plus : fiche outil (novembre 2021)
Diagnostic = au moins un critère phénotypique + au moins un critère étiologique. Chez l’adulte : perte de poids >= 5 % en 1 mois ou >= 10 % en 6 mois, ou IMC < 18,5, ou sarcopénie confirmée. Chez la personne de 70 ans et plus : perte >= 5 % en 1 mois ou >= 10 % en 6 mois, ou IMC < 22, ou sarcopénie confirmée.
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-11/reco368_fiche_outil_denutrition_pa_cd_20211110_v1.pdf
HAS · Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)
Texte de cadrage : la dénutrition résulte d’un déséquilibre entre apports et besoins, entraînant une perte de masse maigre avec altération des fonctions physiques et mentales.
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3118872/fr/diagnostic-de-la-denutrition-de-l-enfant-et-de-l-adulte
Anses · Actualisation des repères du PNNS : références nutritionnelles (décembre 2016)
Fourchettes de distribution de l’énergie : glucides 40 à 55 %, lipides 35 à 40 %, protéines 10 à 20 % de l’apport énergétique sans alcool chez l’adulte. Protéines : référence nutritionnelle de 0,83 g/kg/j pour un adulte en bonne santé.
https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0103Ra-1.pdf
Anses · Les lipides (page mise en ligne le 15 mars 2021)
Rôles des lipides : énergie concentrée (38 kJ/g = 9 kcal/g), structure des membranes, transport des vitamines liposolubles (A, D, E, K). Acides gras indispensables : oméga-3 et oméga-6.
https://www.anses.fr/fr/content/les-lipides
Anses · Les protéines
Rôles : structure (muscles, peau), catalyse (enzymes), régulation (hormones peptidiques), immunité (anticorps), transport (hémoglobine). Acides aminés indispensables : 9 pour l’adulte.
https://www.anses.fr/fr/content/les-prot%C3%A9ines
Manuel MSD grand public · À propos de l’eau corporelle (révision mai 2024)
L’eau représente 50 à 70 % du poids du corps (en moyenne 60 % chez l’adulte jeune, moins chez la personne âgée et chez la femme du fait d’une proportion plus forte de tissu adipeux). Répartition : environ deux tiers intracellulaire, un tiers extracellulaire (dont trois quarts dans le liquide interstitiel, un quart dans le plasma).
https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-r%C3%A9naux/%C3%A9quilibre-hydrique/%C3%A0-propos-de-l-eau-corporelle
Manuel MSD grand public · Déshydratation (révision janvier 2025)
Chez la personne âgée : diminution de la sensation de soif, fonction rénale moins capable de concentrer l’urine, réflexe de boire retardé. Signes : pli cutané persistant, sécheresse buccale, hypotension orthostatique, confusion.
https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-hormonaux-et-m%C3%A9taboliques/%C3%A9quilibre-hydrique/d%C3%A9shydratation
Inserm · Dossier « Diabète de type 2 »
Physiopathologie : insulinorésistance périphérique d’abord compensée par une hypersécrétion d’insuline, puis épuisement progressif des cellules bêta du pancréas conduisant à l’hyperglycémie chronique.
https://www.inserm.fr/dossier/diabete-type-2/
Fédération Française des Diabétiques · L’hypoglycémie
Définition : glycémie < 0,70 g/L (3,9 mmol/L). Signes d’alarme adrénergiques (sueurs, tremblements, palpitations, faim impérieuse) puis neuroglucopéniques (troubles de concentration, vertiges, confusion). Conduite : resucrage rapide avec 15 g de glucides simples (3 morceaux de sucre de calibre 4 ou un petit verre de jus de fruit).
https://www.federationdesdiabetiques.org/diabete/glycemie/hypoglycemie
HAS · Surpoids et obésité de l’adulte, annexe 1 : table d’indice de masse corporelle
Classification OMS reprise : IMC < 18,5 maigreur ; 18,5–24,9 corpulence normale ; 25,0–29,9 surpoids ; 30,0–34,9 obésité modérée ; 35,0–39,9 obésité sévère ; >= 40 obésité massive.
https://www.has-sante.fr/jcms/c_1102239/fr/surpoids-et-obesite-de-l-adulte-annexe-1-table-d-indice-de-masse-corporelle
OMS · Obésité et surpoids, principaux repères (8 décembre 2025)
Définitions : l’IMC est le poids en kg divisé par le carré de la taille en mètres. Repères chez l’adulte : surpoids si IMC >= 25, obésité si IMC >= 30.
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight
Règlement (UE) n° 1169/2011 (INCO), article 30 et annexe XIV
Valeurs énergétiques de référence pour la déclaration nutritionnelle : 1 g de glucides = 17 kJ (4 kcal) ; 1 g de lipides = 37 kJ (9 kcal) ; 1 g de protéines = 17 kJ (4 kcal) ; 1 g d’alcool (éthanol) = 29 kJ (7 kcal).
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32011R1169
Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Utilisation des substrats énergétiques et digestion
Digestion enzymatique des macronutriments, absorption intestinale et acheminement vers les tissus périphériques.
https://archives.uness.fr/sites/campus-unf3s-2014/nutrition/enseignement/nutrition_7/site/html/cours.pdf
Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Les vitamines et métabolisme
Rôle biologique des vitamines hydrosolubles et liposolubles (vitamine D, métabolisme phosphocalcique).
https://archives.uness.fr/sites/campus-unf3s-2014/nutrition/enseignement/nutrition_10/site/html/cours.pdf
Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Le fer et l’érythropoïèse
Absorption intestinale du fer, stockage sous forme de ferritine et incorporation dans l’hème des globules rouges.
https://archives.uness.fr/sites/campus-unf3s-2014/nutrition/enseignement/nutrition_9/site/html/cours.pdf
UNF3S · Campus de nutrition, cours « Les vitamines », 1. Définition et nomenclature
Classification : 4 vitamines liposolubles (A, D, E, K) stockées dans le tissu adipeux et le foie (risque de surdosage) ; 9 vitamines hydrosolubles (C, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12) non stockées sauf la B12, éliminées dans l’urine.
https://archives.uness.fr/sites/campus-unf3s-2014/nutrition/enseignement/nutrition_10/site/html/1.html
VIDAL · Les sels minéraux et les oligoéléments
Sels minéraux majeurs (grammes) : calcium, phosphore, potassium, sodium, magnésium. Oligoéléments (traces) : fer, zinc, iode, sélénium, cuivre, fluor, manganèse, chrome, molybdène.
https://www.vidal.fr/sante/nutrition/corps-aliments/sels-mineraux-oligoelements.html
Collège des Enseignants de Nutrition / UMVF · Substrats énergétiques : glucides et index glycémique
Classification physiologique des glucides simples et complexes, notions d’index glycémique et impact sur l’insulinémie.
https://archives.uness.fr/sites/campus-unf3s-2014/nutrition/enseignement/nutrition_5/site/html/cours.pdf
ANSM · Les questions/réponses des anti-vitamine K (AVK)
Règle clinique sous AVK : alimentation régulière sans supprimer les aliments riches en vitamine K (choux, épinards, brocolis), car c’est la variation brutale des apports qui déstabilise l’INR.
https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/les-questions-reponses-des-anti-vitamine-k-avk
Manuel MSD, édition professionnelle · Hyponatrémie
Risque d’une perfusion hypotonique sans surveillance chez la personne âgée : dilution du sodium plasmatique, œdème cérébral et confusion.
https://www.msdmanuals.com/fr/professional/n%C3%A9phrologie/troubles-%C3%A9lectrolytiques/hyponatr%C3%A9mie
Alcool Info Service (Santé publique France) · Les repères de consommation
Repères SPF : pas plus de 2 verres standard par jour, pas plus de 10 verres standard par semaine, et des jours dans la semaine sans consommation.
https://www.alcool-info-service.fr/sinformer-et-evaluer-sa-consommation/alcool-et-sante/les-reperes-de-consommation-quest-ce-que-cest
Le détail de couverture des 30 pages est disponible dans editorial.html, avec les éléments du support volontairement non repris. La version web donne accès à chaque zone source surlignée.