IFSI · 1RE ANNÉE · PREMIÈRE SEMAINE
Le corps, en quatre
matériaux
Les tissus, deuxième brique après la cellule
Vous êtes en toute première semaine : personne n’attend de vous que vous sachiez déjà cela. On part de quatre mots, et chaque nom arrivera quand il servira à observer quelque chose.
D’après le support de Dr Justine Maurin · Velay académie · 7 septembre 2026
AVANT DE COMMENCER
Trois gestes, trois tissus
En stage
Chaque geste de soin touche un tissu. Savoir lequel, ce qu’il sait faire et ce qui le fragilise, c’est savoir quoi observer et quoi transmettre.
« Devant un signe, demandez d’abord : quel tissu, et qu’est-ce qui lui manque ? »

AVANT DE COMMENCER
Ce que vous saurez, ce qui peut attendre
Aujourd’hui, vous saurez…
- nommer les quatre matériaux et leur verbe ;
- dire pourquoi la peau dépend de ce qui est dessous ;
- raconter comment une pression mène à une escarre ;
- lire une ligne de bilan sanguin.
Pas besoin de retenir aujourd’hui
- les noms des cartilages ;
- les catégories de glandes ;
- les sous-types de globules blancs ;
- les listes de soins du support.
Respirez
LE MODÈLE
« Tissu » : le mot dit déjà l’essentiel
Le mot vient du tissage. Un tissu, c’est un ensemble de cellules qui se ressemblent, font le même travail et sont tenues ensemble par ce qu’elles fabriquent autour d’elles : la matrice extracellulaire.
Des fils, et de quoi les tenir. Vous connaissez la cellule ; ici, on regarde ce que des milliers de cellules font ensemble.
Astuce

LE MODÈLE
Quatre matériaux pour bâtir un corps
Suivez-les un par un, puis regardez-les empilés dans une paroi d’organe.
« Quatre matériaux, et tout le corps : couvrir, relier, bouger, commander. »
Astuce
- Couvrir : le tissu épithélial, des cellules serrées posées sur une membrane basale.
- Relier et soutenir : le tissu conjonctif, des cellules dispersées dans une matrice. Les vaisseaux passent ici.
- Bouger : le tissu musculaire, des cellules qui se raccourcissent.
- Commander : le tissu nerveux, des neurones qui portent le message.
- Un organe empile les quatre : une paroi d’intestin, un cœur, la peau.
LE MODÈLE
Une image pour s’en souvenir
La maison
Dans l’imageDans le corps
- Peinture, carrelage→l’épithélium, qui couvre
- Charpente, ciment, tuyaux→le conjonctif, qui relie et porte les vaisseaux
- Portes et volets qui bougent→le muscle
- Câbles électriques→le nerveux
Là où l’image s’arrête : une maison ne se répare pas seule, ne rougit pas quand on l’abîme, et ses murs n’ont pas besoin d’être nourris. Les tissus, si : ils sont vivants, et pas tous irrigués de la même façon.
Astuce
COUVRIR : L’ÉPITHÉLIUM
Des cellules serrées, nourries d’en dessous
Le tissu épithélial recouvre les surfaces, dehors comme dedans. Ses cellules sont jointives, presque sans matrice entre elles, posées sur une membrane basale.
« Un épithélium n’a pas de vaisseaux : ce qui le nourrit vient d’en dessous. »
Aucun vaisseau ne traverse la membrane basale : l’oxygène monte par diffusion depuis le conjonctif. Le tissu est pourtant innervé : c’est pour cela que la peau sent.
COUVRIR : L’ÉPITHÉLIUM
À vous : si le sang ne passe plus dessous ?
Les vaisseaux du conjonctif sous un épithélium sont écrasés. Que devient l’épithélium ?
C’est l’idée la plus naturelle, mais aucun vaisseau ne traverse la membrane basale : l’épithélium n’en a pas à lui.
Oui. Sans le sang d’en dessous, l’oxygène n’arrive plus, et l’épithélium manque en premier. C’est le début de l’escarre.
Quelques échanges existent en surface, mais le ravitaillement vient du conjonctif, sous la membrane basale.
Après votre essai : corrigé n° 1 en fin de présentation.

COUVRIR : L’ÉPITHÉLIUM
Une couche pour échanger, plusieurs pour protéger
Là où il faut laisser passer, une seule couche : l’intestin absorbe, les alvéoles échangent des gaz. Là où il faut résister aux frottements, plusieurs couches : la peau, la bouche.
Respirez

COUVRIR : L’ÉPITHÉLIUM
L’escarre : quand la pression coupe le ravitaillement
Petite histoire : le talon de M. R.
M. R. est alité après un AVC et ne bouge presque plus. Son talon appuie sur le matelas, toujours au même endroit. Sous la peau, les petits vaisseaux du conjonctif sont écrasés entre l’os et le matelas : le sang ne passe plus. L’épithélium, qui en dépend, manque d’oxygène. La peau rougit, et la rougeur ne s’efface plus sous le doigt. Si la pression continue, des cellules meurent. Une infirmière qui repositionne M. R. rend le sang au tissu avant ce point.
Là où l’histoire s’arrête : chaque personne a son propre risque ; humidité, frottement, dénutrition et sensibilité comptent aussi. L’histoire montre le mécanisme, pas une règle de fréquence.
- Une pression prolongée : l’os du talon appuie sur le matelas.
- Les vaisseaux du conjonctif sont écrasés : le sang ne passe plus (ischémie).
- L’épithélium, sans vaisseaux à lui, n’est plus nourri.
- La peau rougit, et la rougeur ne blanchit plus sous le doigt.
- Si rien ne change, des cellules meurent : nécrose, la plaie se creuse.
- Repositionner supprime la pression : le sang revient.
COUVRIR : L’ÉPITHÉLIUM
Ce que vous observez, ce que vous transmettez
- Regarder la peau des points d’appui : talons, sacrum, hanches ;
- toucher : une rougeur qui ne blanchit pas, une chaleur, une induration ;
- transmettre tout de suite : où, quoi, depuis quand la personne est alitée.
Le repère, et sa nuance

COUVRIR : L’ÉPITHÉLIUM
Pause : ce que vous savez déjà
Quatre matériaux
Couvrir, relier, bouger, commander.Un revêtement
L’épithélium : serré, sans vaisseaux, nourri d’en dessous.Une chaîne
Pression → ischémie → rougeur → nécrose.Un réflexe
Une rougeur qui ne blanchit pas se transmet tout de suite.
Respirez
RELIER ET SOUTENIR : LE CONJONCTIF
Des cellules dispersées dans ce qu’elles fabriquent
Le tissu conjonctif est le contraire de l’épithélium : ses cellules sont loin les unes des autres, dans une matrice extracellulaire qu’elles sécrètent. Elle contient de l’eau et des fibres : le collagène, qui résiste à la traction, l’élastine, qui reprend sa forme.
« Dans le conjonctif, c’est la matrice qui fait le matériau : dure, souple, ou liquide. »

RELIER ET SOUTENIR : LE CONJONCTIF
Une famille, des textures très différentes
Fixer
Tendons, ligaments : du collagène aligné.Soutenir
Os : matrice très dure. Cartilage : ferme et flexible.Protéger, stocker
Tissu adipeux : des cellules gorgées de graisse.Transporter
Le sang : une matrice liquide, le plasma.
Respirez
RELIER ET SOUTENIR : LE CONJONCTIF
Vrai ou faux : « le sang est un tissu conjonctif »
Touchez une carte pour la retourner.
RELIER ET SOUTENIR : LE CONJONCTIF
Fracture et œdème : la même logique
Sous un plâtre, le support fait surveiller circulation, sensibilité et chaleur des doigts : un plâtre trop serré comprime vaisseaux et nerfs. Une compression coupe le ravitaillement, comme pour l’escarre.
L’œdème est une rétention d’eau dans le conjonctif : du liquide sort des vaisseaux et s’accumule dans la matrice lâche. Le membre gonfle, la peau se tend et devient plus fragile.
En stage
BOUGER ET COMMANDER
Trois muscles pour un seul talent
« Trois muscles pour un seul talent : se raccourcir ; ce qui change, c’est qui commande. »
Le tissu musculaire se contracte. Squelettique : attaché aux os, volontaire. Cardiaque : le cœur, rythme propre, cellules reliées par des disques intercalaires. Lisse : paroi des organes creux et des vaisseaux, involontaire, lent.
BOUGER ET COMMANDER
À vous : qui fait avancer le repas ?
Un patient ne peut pas décider de ralentir la progression des aliments dans son intestin. Quel muscle est en cause ?
Les muscles de l’abdomen obéissent à la volonté, mais ce ne sont pas eux qui font avancer les aliments.
Le cœur envoie du sang à l’intestin, mais ne fait pas avancer son contenu.
Oui. Le péristaltisme est une suite de contractions lentes et involontaires du muscle lisse.
Après votre essai : corrigé n° 2 en fin de présentation.

BOUGER ET COMMANDER
Le neurone porte le message, la glie le tient debout
« Le neurone porte le message ; les cellules gliales le tiennent debout. »
Le tissu nerveux saisit, traite, stocke et envoie l’information. Deux sortes de cellules : les neurones, excitables et conducteurs ; les cellules gliales, plus nombreuses, qui isolent, protègent et nourrissent.
Pourquoi cela compte

BOUGER ET COMMANDER
Quand le message ne passe plus
Chez un patient diabétique, un excès de sucre prolongé abîme les nerfs des pieds : fourmillements, puis perte de sensibilité.
Il ne sent plus une petite plaie sous son pied. Pourquoi risque-t-elle de s’aggraver ?
La peau est blessée, mais ce qui rend la situation dangereuse, c’est que le patient ne le sait pas.
Oui. Le nerf n’envoie plus le message de douleur ; il continue de marcher dessus. Même chaîne que l’escarre, sans le signal d’alerte.
L’immobilité peut jouer, mais ici c’est la perte du signal d’alerte qui explique l’aggravation.
Après votre essai : corrigé n° 3 en fin de présentation.
BOUGER ET COMMANDER
Pause : vous avez déjà fait beaucoup
La matrice
Dure, souple ou liquide : elle fait le matériau.Le sang
Un tissu conjonctif à matrice liquide.Trois muscles
Un talent, trois commandes.Le nerf
S’il se tait, rien n’avertit.
Les noms
LIRE UN BILAN SANGUIN
Un tube de sang, trois étages
Après centrifugation : le plasma en haut, une fine couche blanche de globules blancs et plaquettes, les hématies au fond. La part des hématies, c’est l’hématocrite, en pourcentage.
Des repères, pas une norme
LIRE UN BILAN SANGUIN
Lire une ligne : le nombre, l’unité, la référence
« Un chiffre du bilan n’a de sens qu’avec son unité et les valeurs du laboratoire. »
« Hématies : 4 740 000 /mm³ (4 000 000 – 5 200 000) ». Trois choses à lire, dans cet ordre : le nombre, l’unité, la référence entre parenthèses.
Respirez
Exemple commenté — convertir /mm³ en /L.
Un litre contient un million de mm³ : 1 mm³ = 10⁻⁶ L. Pour passer à « par litre », on multiplie par 10⁶.
4 000 000 /mm³ = 4 × 10⁶ /mm³ → 4 × 10⁶ × 10⁶ = 4 × 10¹² /L, parfois écrit 4 T/L.

LIRE UN BILAN SANGUIN
À vous : les leucocytes
Le même bilan donne « Leucocytes : 6 080 /mm³ ». Quelle écriture par litre est juste ?
On multiplie par un million : un litre contient 10⁶ mm³, pas 10³.
Les hématies de l’exemple étaient mille fois plus nombreuses : d’où le 10¹² pour elles.
Oui. 6 080 = 6,08 × 10³ ; multiplié par 10⁶, cela donne 6,08 × 10⁹ /L, parfois écrit 6,08 G/L.
Après votre essai : corrigé n° 4 en fin de présentation.
En stage
SITUATIONS
Mme L. : une rougeur au sacrum
Situation fictive. Mme L., 84 ans, reste au lit depuis trois jours. En l’aidant à se laver, vous voyez une rougeur au sacrum. Vous appuyez doucement : elle ne blanchit pas. La peau est intacte.
Quel tissu ? Qu’est-ce qui lui manque ? Qu’observez-vous, que transmettez-vous ?
- Quel tissu : l’épithélium de la peau, nourri par les vaisseaux du conjonctif dessous.
- Ce qui lui manque : du sang ; le sacrum appuie depuis trois jours. Une rougeur qui ne blanchit pas signale que le tissu souffre déjà.
- Observer : l’étendue, la chaleur, la peau autour, la douleur.
- Transmettre : tout de suite, à l’infirmière : quoi, où, depuis quand. Le repositionnement et le support suivent le protocole du service.
Après votre essai : corrigé n° 5 en fin de présentation.
SITUATIONS
M. T. : des doigts froids sous un plâtre
Situation fictive. M. T. a un plâtre à l’avant-bras depuis hier. Ses doigts sont pâles, froids, « engourdis ».
Quelle lecture relie le mieux ces signes au cours ?
Oui. Pâleur et froideur évoquent une circulation gênée, l’engourdissement un nerf comprimé : c’est ce que le support fait surveiller sous un plâtre. Vous transmettez sans attendre.
L’os en réparation n’enlève pas le sang des doigts. Cherchez ce qui peut comprimer le passage entre le bras et la main.
La peau ne respire pas l’air : ses cellules sont nourries par le sang du conjonctif dessous.
Après votre essai : corrigé n° 6 en fin de présentation.
POUR FINIR
Expliquez-le à un proche
- Qu’est-ce qui est écrasé sous la peau ?
- Pourquoi la peau, elle, souffre-t-elle en premier ?
- Que change le fait de bouger ?
Une pression prolongée écrase les vaisseaux du conjonctif sous la peau ; l’épithélium, qui n’a pas de vaisseaux à lui, manque d’oxygène : rougeur, puis mort des cellules si rien ne change. Changer de position rend le sang au tissu. Le rythme est fixé par le service et adapté à la personne.
Après votre essai : corrigé n° 7 en fin de présentation.
« Expliquer sans aide montre ce qui tient et ce qui reste à reprendre. »
Respirez
POUR FINIR
Si vous ne retenez qu’une chose
Le corps est bâti avec quatre matériaux : couvrir, relier, bouger, commander. Le revêtement n’a pas de vaisseaux : ce qui le nourrit vient d’en dessous, et une pression qui coupe ce ravitaillement fait une escarre.
Le reste, noms, listes et nuances, viendra avec le cours et les stages.
POUR FINIR
Pour continuer, à votre rythme
Le cours reprend chaque notion, du parcours de 5 minutes au cours complet. L’auto-évaluation vous dit où vous en êtes ; l’atelier vous entraîne à retrouver et expliquer.
Parcours 5 minParcours 10 minParcours 20 minParcours 30 minCours completOù en suis-je ?Atelier de rappelLivret PDF du coursLa celluleLe système cardiovasculaire
GLOSSAIRE
Les mots de cette présentation (1/3)
- anatomopathologie
- Examen des tissus et des cellules prélevés, au microscope, pour savoir s’ils sont normaux, infectés ou anormaux.
- cellule
- Unité de base du vivant. Un tissu est un groupe de cellules qui se ressemblent et font le même travail.
- cellules gliales
- Cellules du tissu nerveux qui isolent, protègent, soutiennent et nourrissent les neurones.
- collagène
- Fibre de la matrice très résistante à la traction ; abondante dans les tendons, l’os et la peau.
- histologie
- Étude des tissus au microscope.
- hématies
- Globules rouges : disques sans noyau, riches en hémoglobine, qui transportent l’oxygène. Aussi appelées érythrocytes.
- hématocrite
- Part du volume du sang occupée par les hématies, en pourcentage.
- matrice extracellulaire
- Ce que les cellules fabriquent autour d’elles : eau, protéines d’adhérence et fibres. Elle donne au tissu conjonctif ses propriétés ; abrégée MEC dans le support.
Définitions reprises du glossaire du cours.
GLOSSAIRE
Les mots de cette présentation (2/3)
- membrane basale
- Fine couche d’accroche entre un épithélium et le tissu conjonctif situé dessous. Aucun vaisseau ne la traverse.
- neurones
- Cellules nerveuses excitables qui transmettent l’information sous forme de message électrique.
- plasma
- Partie liquide du sang : la matrice du tissu sanguin, dans laquelle flottent les cellules.
- tissu
- Ensemble de cellules spécialisées ayant une fonction commune, tenues par la matrice qu’elles fabriquent. Quatre familles : épithélial, conjonctif, musculaire, nerveux.
- tissu conjonctif
- Tissu de liaison et de soutien : cellules dispersées dans une matrice abondante, dure (os), ferme (cartilage), fibreuse (tendon), molle (graisse) ou liquide (sang).
- tissu musculaire
- Tissu dont les cellules se contractent, c’est-à-dire se raccourcissent. Trois types : squelettique, cardiaque, lisse.
- tissu nerveux
- Tissu qui reçoit, traite, stocke et envoie l’information : neurones et cellules gliales, dans le cerveau, la moelle épinière et les nerfs.
- tissu épithélial
- Tissu de revêtement : cellules jointives qui recouvrent les surfaces externes et internes du corps, posées sur une membrane basale. Aussi appelé épithélium.
Définitions reprises du glossaire du cours.
GLOSSAIRE
Les mots de cette présentation (3/3)
- élastine
- Fibre de la matrice qui reprend sa forme après étirement.
Définitions reprises du glossaire du cours.
APRÈS VOTRE ESSAI
Corrigés (1/3)
n° 1 · Les vaisseaux du conjonctif sous un épithélium sont écrasés. Que devient l’épithélium ?
B. Il souffre vite : il dépend de la diffusion depuis dessous.
Oui. Sans le sang d’en dessous, l’oxygène n’arrive plus, et l’épithélium manque en premier. C’est le début de l’escarre.
C. Le muscle lisse de sa paroi, qui se contracte sans ordre volontaire.
Oui. Le péristaltisme est une suite de contractions lentes et involontaires du muscle lisse.
n° 3 · Il ne sent plus une petite plaie sous son pied. Pourquoi risque-t-elle de s’aggraver ?
B. Rien ne l’avertit : la pression continue sur la plaie.
Oui. Le nerf n’envoie plus le message de douleur ; il continue de marcher dessus. Même chaîne que l’escarre, sans le signal d’alerte.
APRÈS VOTRE ESSAI
Corrigés (2/3)
n° 4 · Le même bilan donne « Leucocytes : 6 080 /mm³ ». Quelle écriture par litre est juste ?
C. 6,08 × 10⁹ /L, car 1 mm³ = 10⁻⁶ L.
Oui. 6 080 = 6,08 × 10³ ; multiplié par 10⁶, cela donne 6,08 × 10⁹ /L, parfois écrit 6,08 G/L.
n° 5 · Voir un raisonnement possible
- Quel tissu : l’épithélium de la peau, nourri par les vaisseaux du conjonctif dessous.
- Ce qui lui manque : du sang ; le sacrum appuie depuis trois jours. Une rougeur qui ne blanchit pas signale que le tissu souffre déjà.
- Observer : l’étendue, la chaleur, la peau autour, la douleur.
- Transmettre : tout de suite, à l’infirmière : quoi, où, depuis quand. Le repositionnement et le support suivent le protocole du service.
n° 6 · Quelle lecture relie le mieux ces signes au cours ?
A. Le plâtre comprime peut-être vaisseaux et nerfs.
Oui. Pâleur et froideur évoquent une circulation gênée, l’engourdissement un nerf comprimé : c’est ce que le support fait surveiller sous un plâtre. Vous transmettez sans attendre.
APRÈS VOTRE ESSAI
Corrigés (3/3)
n° 7 · Expliquer avec vos mots
- Qu’est-ce qui est écrasé sous la peau ?
- Pourquoi la peau, elle, souffre-t-elle en premier ?
- Que change le fait de bouger ?
Une pression prolongée écrase les vaisseaux du conjonctif sous la peau ; l’épithélium, qui n’a pas de vaisseaux à lui, manque d’oxygène : rougeur, puis mort des cellules si rien ne change. Changer de position rend le sang au tissu. Le rythme est fixé par le service et adapté à la personne.
D’OÙ VIENT CE CONTENU
Sources et crédits
Cette présentation pédagogique a été construite à partir du support Biologie fondamentale : les tissus · Dr Justine Maurin · Velay académie · 7 septembre 2026. Les pages citées renvoient au document original.
Consulter le PDF original ↗ · Ouvrir le cours complet
Vérifications externes utilisées ici :
- HAS/ANAES · Prévention et traitement des escarres de l’adulte et du sujet âgé (conférence de consensus, novembre 2001) — repositionnement adapté au patient ; pas de massage des zones à risque.
- HAS/ANAES · Lecture critique de l’hémogramme : valeurs seuils — valeurs de référence conventionnelles, propres au laboratoire.
- Manuel MSD, édition professionnelle · Évaluation d’une anémie — seuils d’hématocrite de l’adulte, pour situer les repères.
- Manuel MSD, édition professionnelle · Ulcères de pression (escarres) — rougeur qui ne blanchit pas ; tourner au minimum toutes les 2 heures.
- Manuel MSD grand public · Fabrication des cellules du sang — le sang, tissu conjonctif ; hématocrite ; plaquettes.
D’OÙ VIENT CE CONTENU
Sources et crédits (suite)
Vérifications externes utilisées ici :
- Collège CHEC / UMVF · Les tissus cartilagineux et conjonctifs — cellules dispersées dans une matrice ; sang, cartilage, os.
- Collège CHEC / UMVF · Tissu épithélial de revêtement et glandulaire — épithélium avasculaire, nourri par diffusion ; simple ou stratifié ; glandes.
- Manuel MSD grand public · Lésions de la moelle épinière et atteintes tissulaires — signes de l’inflammation, œdème, nécrose.
- Collège CHEC / UMVF · Le tissu musculaire — trois muscles ; disques intercalaires du cœur ; muscle lisse involontaire.
- Collège CHEC / UMVF · Le tissu nerveux — neurones et cellules gliales.
- Collège CHEC / UMVF · Les épithéliums et tissus fondamentaux — quatre familles de tissus ; l’organe les assemble.